« Au plus près est une tentative. Une tentative autour de l'autoportrait. Une tentative de se jeter dans le miroir et de le traverser, avec pour outils la parole, le geste, le son, et l'action. Au plus près est du théâtre, parce qu'au théâtre, on est libre. Libre de dire et de dire avec tout son corps. Libre d'essayer d'être autrement. Libre d'être fou, d'être désespéré. Libre de n'être pas qu'un, rangé dans une boîte, avec une étiquette dessus. On a le droit de crier, de tuer, de mourir sur scène. On a le droit d'être idéaliste et romantique. Ou bien d'être un animal. On peut essayer de communiquer quelque chose de soi à d'autres êtres.
On peut même essayer de dialoguer avec d'autres ?... on peut essayer. Au plus près est une performance. Dans tous les sens du terme. Parce qu'être au plus près, c'est difficile. On n'est jamais assez près. On doit veiller à tout, à soi et aux autres. Écouter son propre rythme, et suivre le rythme. Et comme tout bouge sans cesse, on ne doit rien écrire, rien figer. On doit connaître son instrument et jouer, jouer comme ça vient. On doit s'entraîner fort et se jeter dans le vide. Alors voilà, on a fait cela : on s'est entraîné fort à être, à dire, à se mouvoir, mais aussi à écouter. » Noémie Carcaud
conception et mise en scène Noémie Carcaud avec Delphine Auby, Marine Bestel, Renaud Cagna, Cécile Chèvre, Fabien Dariel, Yves Delattre, Sébastien Fayard, Francesco Italiano, Fabienne Laumonier, Conchita Paz, Regina Röhrer production Le Corps Crie, en coproduction avec la Scène Nationale de Vandoeuvre et le Théâtre de la Balsamine avec l'aide du Ministère de la Communauté française, de la DRAC Lorraine, du Conseil Régional de Lorraine et de la Ville de Nancy avec le soutien du CDN de Thionville, du Théâtre Gérard Philippe de Frouard, des Brigittines (Bruxelles), de la Maison Folie de Mons, du Château de Monthelon (Bourgogne), de l'Actée Théâtre (Cosnes) et du Théâtre du Saulcy (Metz)