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#11 Eté 2007> Le campus et après ! |
Le campus et après !Le parcours exemplaire de Pascal Muller, directeur de CEDILORDix ans après être sorti de l’université Paul Verlaine - Metz, doctorat en poche, Pascal Muller dirige un pôle de trois usines, au sein du groupe Veolia Environnement. Un parcours exemplaire.Directeur d’EURODIEUZE Industrie 57, de CEDILOR à Malancourt-la-Montagne et d’une nouvelle unité de Veolia Environnement, en Picardie, Pascal Muller oppose un vivant démenti à ceux qui affirment que pour faire son trou dans l’industrie, il faut obligatoirement sortir d’une grande école. Du DEUG au doctorat, en effet, ce jeune Messin a effectué tout son cursus d’enseignement supérieur à l’université Paul Verlaine - Metz, et il n’a jamais regretté d’avoir opté pour un tel parcours. C’est en octobre 1988 que Pascal Muller fait connaissance avec le campus du Saulcy où il prépare un DEUG scientifique, tout en exerçant la profession de maître d’internat afin de financer ses études. Il enchaînera avec une licence puis une maîtrise ès Sciences physiques, suivies d’un Diplôme d’études approfondies en Physique-chimie. Il entre alors au laboratoire d’électrochimie des matériaux où il entreprend une thèse sur le traitement spécifique de certains déchets, dans le cadre d’un partenariat avec VEOLIA Environnement. « Quand j’ai soutenu ma thèse, en 1997, le directeur-adjoint du laboratoire de recherche de Veolia Environnement faisait partie de mon jury, raconte-t-il. Au cours du pot qui a suivi, il est venu me voir et il m’a invité à rejoindre l’équipe de Recherche et développement de la société, à Paris.
à 5 ingénieurs. » En 2001, Pascal Muller choisit de travailler à la direction technique de SARP Industrie, la filiale de VEOLIA spécialisée dans le traitement des déchets dangereux. Cette évolution de carrière le ramène dans le Grand Est où la société souhaite développer de nouvelles unités. C’est ainsi qu’en 2003, il se voit proposer la direction générale d’EURODIEUZE Industrie, une usine spécialisée dans le recyclage et la valorisation des piles usagées : « Il fallait diversifier ses activités et la développer. Nous sommes passés de 7 à 15 emplois et elle est à présent en phase de croissance. En 2006, suite à une évolution au sein de Veolia Propreté, j’ai été amené à prendre, en plus, la direction de CEDI - LOR, à Malancourt-la-Montagne, qui traite chaque année 100 000 tonnes de déchets industriels. Enfin, tout récemment, on m’a aussi confié la direction d’une usine de régénération de solvants usagés, en Picardie. Je suis donc à la tête d’un pôle de trois usines, qui emploient 120 personnes et génèrent un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros. » Parfaitement à l’aise dans ses responsabilités, Pascal Muller rend hommage aux maîtres qui l’ont formé, à l’université Paul Verlaine - Metz et il souligne les qualités de la formation universitaire, sans pour autant l’opposer à celle que dispensent les grandes écoles : « les deux sont complémentaires, estime-t-il. Dans les écoles, les élèves sont motivés et conditionnés pour réussir le parcours qu’ils ont en tête avec, au bout, un métier qui est la mise en application de ce qu’ils ont appris. Ils sont sur des rails. A l’université, la démarche est plus personnelle et réclame beaucoup de volonté. Au delà des connaissances et des méthodes, on y apprend à penser, à s’adapter et aussi à se remettre en cause, car rien n’est jamais acquis. Ce que l’on peut en revanche regretter dans le système universitaire, c’est l’absence d’esprit de corps et le fait que la sélection ne se fasse ni à l’entrée ni même en cours d’études mais tout à la fin, au moment de l’embauche. Il n’est alors pas toujours très facile, pour celui qui recrute, de repérer celui ou celle qui saura s’adapter aux réalités de l’industrie. Faute de stages, en effet, bien des diplômés sortent de l’université sans avoir jamais mis les pieds dans une entreprise. » Pour autant, Pascal Muller a déjà recruté de nombreux cadres issus des universités, « parce qu’ils sont formés par la recherche et que la recherche française est excellente. Dans les dix ans à venir, conclut-il, nos industries risquent d’être confrontées à une grave pénurie de cadres scientifiques et de chercheurs. Nous avons besoin de l’université pour les former. » |
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