université de Lorraine
33 (0)3 87 31 50 50
Ile du Saulcy BP 80794
57012 Metz cedex
contact

#11 Eté 2007

Edito
Recherche
Actus
> Globe
Orientation et insertion
Profil
Le campus et après !
Scènes
Campus
Réseaux
Editions

Globe

Tunisie / UPV-M, une coopération sous le signe de la communication


Une coopération d’envergure est en train de se développer entre le Centre de recherches sur les médias de l’UPV-M et l’Institut des régions arides de Médenine, en Tunisie. Des doctorants tunisiens, en formation à Metz, en sont la cheville ouvrière.

Un séminaire d’une semaine a réuni, en mai dernier à l’université Paul Verlaine - Metz, des chercheurs de l’Institut des régions arides de Médenine (Sud tunisien), l’équipe du CREM (Centre de recherches sur les médias de l’UPV-M) ainsi que des doctorants tunisiens en formation à Metz et à Montpellier. Objectif de cette rencontre : faire le point sur le travail réalisé depuis la signature d’un accord de coopération entre les deux établissements, en avril 2006, et jeter les bases de nouvelles actions.

A priori, rien ne paraissait devoir justifier des relations entre un institut voué à la recherche agronomique et un laboratoire dont l’activité est centrée sur les médias. «Pas si sûr, répond Mongi Sghaier, agro-économiste et directeur de recherche à l’Institut des régions arides. Il nous faut en effet valoriser nos recherches et, pour cela, apprendre à communiquer.»

L’Institut des régions arides est né en 1976, à une époque où la sécheresse sévissant au Sahel commençait à poser le problème du réchauffement climatique. En l’installant au coeur de la technopole de Médenine, près de Djerba, le gouvernement tunisien lui a fixé un quintuple objectif : mener des recherches pour lutter contre la désertification et préserver les ressources naturelles, former des chercheurs et des techniciens spécialisés dans ce domaine, vulgariser ses recherches auprès du secteur agricole, réaliser des études de projets de développement intégré dans le sud tunisien et coordonner les activités des organismes intervenant dans les régions arides.

«En 30 ans, nous avons beaucoup travaillé, souligne Mongi Sghaier. Nous avons créé deux masters et nos recherches sont menées en partenariat avec plusieurs établissements scientifiques, parmi lesquels l’Institut de recherche pour le développement de l’université d’Aix-Marseille, le programme des Nations unies pour le développement et l’Observatoire du Sahara et du Sahel, basé à Tunis. Avec ces organismes, nous avons créé le SIEL (Système d’information sur l’environnement local) qui vise à mesurer l’indice de vulnérabilité d’un territoire à la désertification. Notre souci, à présent, c’est de valoriser les résultats de nos recherches au plan économique, pour qu’elles aboutissent à des réalisations concrètes. C’est aussi de parvenir à ce qu’elles soient prises en compte dans le processus décisionnel. Et pour cela, il nous faut communiquer.»

image

Des thèses en cotutelle

Si l’Institut des régions arides a choisi de travailler avec l’UPVM pour mettre en oeuvre sa communication, c’est grâce à Mohammed Haddad. Ce jeune Tunisien est venu à Metz pour y préparer un doctorat sur la communication des observatoires de l’environnement et il a choisi d’axer sa recherche sur ce qui se passe dans son pays. C’est donc très naturellement qu’il s’est mis en relation avec l’Institut des régions arides. Un premier contact, fructueux, a entraîné la visite sur place, en novembre 2005, de Vincent Meyer, enseignant-chercheur à l’UFR SHA et cinq mois plus tard, un accord de coopération était signé entre l’IRA et l’UPV-M. «Notre projet est formalisé avec une convention-cadre, précise Vincent Meyer. Nous avons construit un programme de re c h e rche qui est inscrit au contrat quadriennal et dont la première phase nous engage jusqu’en 2010. Il devrait prochainement s’élargir car des discussions en vue d’un accord sont en cours avec les universités de Tunis I et de la Manouba.»

Au cours de la semaine passée à Metz, les participants ont affermi les bases de ce programme de coopération qui devrait notamment se traduire par des séminaires de travail entre chercheurs et avec les doctorants. Actuellement au nombre de six et majoritairement inscrits au Centre de recherche sur les médias de l’UPV-M, ces derniers sont très directement impliqués dans le projet. «Le Centre de recherche sur les médias ne souhaite pas devenir un spécialiste de la Tunisie, dit Vincent Meyer. Son objectif, c’est de développer les relations internationales et de permettre aux étudiants étrangers qu’il accueille de s’intégrer professionnellement dans leur pays. Cela suppose qu’ils aient une bonne connaissance des instituts et des universités locales et qu’ils choisissent un sujet de thèse axé sur leur pays. D’ailleurs nous ne les acceptons que s’ils ont un programme de recherche concerté avec les autorités de leur région. A ce titre, les six doctorants impliqués dans la coopération que nous avons engagée avec l’Institut des régions arides vont bénéficier d’une cotutelle de thèse entre l’université Paul Verlaine - Metz et l’université de la Manouba.»

Cette coopération, qui est à ce jour l’une des plus importantes signées entre l’UPV-M et un établissement tunisien, revêt un intérêt tout particulier car elle s’inscrit dans une logique de préservation du patrimoine naturel et humain dans une région particulièrement exposée. A ce titre, elle bénéficie du soutien très actif du service des relations internationales de l’UPV-M.

Université de Lorraine | 03 54 50 54 00 | 34 cours Léopold - CS 25233 - 54 052 Nancy cedex | mentions légales