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#11 Eté 2007

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Sophie Huber, la tête, les bras et les jambes

Médaille de bronze aux récents championnats du monde de natation, Sophie Huber est également étudiante en biologie à l’UPV-M, et elle est aussi brillante en amphi que dans la piscine. Preuve que quand la tête, les bras et les jambes fonctionnent à l’unisson, on peut battre tous les records.

En ces périodes d’examens de fin d’année, réussir à entrer en relation avec Sophie Huber et à lui parler vingt minutes au téléphone relève du parcours du combattant. En effet, bien qu’auréolée par sa récente médaille de bronze aux championnats du monde de natation, la jeune Forbachoise est déjà happée par la suite : la préparation des Jeux Olympiques de 2008 et, plus immédiats, les examens de biologie à l’UPV-M. Depuis le CM1 en effet, Sophie mène de front deux « métiers » à temps plein : les études et le sport. « Je suis dans des semaines dures, reconnaît-elle : la semaine prochaine, je passe mes examens en L3 de Biologie tout en m’entraînant comme d’habitude. » Comme d’habitude, c’est-à-dire quatre à cinq heures par jour, le matin dès 8 h puis après 16 h, ce qui représente 12 Km de longueurs de bassin…

Comment en arrive-t-on là, surtout quand on a commencé en ayant peur de l’eau ? « Quand j’étais à l’école primaire, raconte-t-elle, Maman accompagnait notre classe à la piscine et c’est vrai que j’avais du mal : je faisais des crises de nerfs quand on me tendait la perche ! Mes parents ont estimé que je ne pouvais pas rester comme ça , alors ils ont décidé de me faire donner des cours de natation. Là, j’ai eu beaucoup de chance. Non seulement le maître-nageur a su me donner confiance en moi, mais il a senti que j’avais des dispositions et il m’a convaincue d’entrer dans un club. C’est alors que le déclic s’est produit. » Depuis lors, Sophie n’a cessé d’enchaîner entraînements et compétitions, en France et sur les cinq continents. « La natation, c’est un peu comme une drogue, confesse-t-elle. Si j’arrête un jour ou deux, mes journées sont vides et j’ai hâte de reprendre. »

Une véritable ascèse

Malgré le rythme de deux entraînements par jour qu’elle s’impose depuis la classe de 4°, la jeune championne n’a jamais négligé ses études, bien au contraire : reçue au bac S avec une mention Très bien, elle s’inscrit à l’UPV-M en biologie et réussit l’exploit de se classer major de promotion. La question vient tout naturellement : « Comment peut-on concilier deux activités aussi prenantes en réussissant aussi bien dans l’une que dans l’autre ? » « Ca n’a pas toujours été facile, répond Sophie. Entre le CM1 et la 5°, j’étais dans une section Sports-études avec des horaires aménagés. Mais ensuite à Sarreguemines, au collège Fulrad puis au lycée Jean de Pange, j’étais dans des classes normales. Heureusement, j’ai la chance de comprendre vite et de savoir me concentrer, ce qui me permet de travailler efficacement. J’ai aussi appris à m’organiser et je mène une vie aussi régulière que possible, avec huit heures de sommeil par nuit. A l’université, je bénéficie d’une organisation adaptée. J’assiste peu aux cours mais je suis en contact avec mes enseignants par internet. Ils me fournissent les supports de leurs cours et j’ai une tutrice qui me fait parvenir des notes toutes les semaines. C’est un système souple, qui me correspond bien car je peux travailler à mon rythme. J’ai aussi la chance de vivre chez mes parents, ce qui me permet de me consacrer essentiellement aux études et à la natation. »

Sophie reconnaît volontiers que cette vie, de surcroît ponctuée par quelque 180 jours de déplacements chaque année, constitue une véritable ascèse : « C’est vrai, dit-elle, je regrette parfois de n’avoir pas suffisamment de contacts avec mes copains de fac. Après les championnats du monde, ils m’ont manifesté leur sympathie et ça m’a fait du bien. Sentir les autres autour de soi, ça porte ! J’aimerais bien avoir un peu plus de temps pour faire des choses que j’aime : jouer de la batterie qu’on m’a offerte pour mes 18 ans, bidouiller des photos à l’ordinateur pour faire des montages diapos… Pour l’heure, je profite au maximum des périodes un peu moins chargées pour apprécier la vie en famille mais l’objectif, c’est achever la licence et faire le mieux possible aux Jeux Olympiques. Après, on verra… »

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L’UPV-M soutient ses sportifs !

Passionné de sport, François-Xavier Royer est aussi fortement impliqué dans le sport universitaire. A l’origine de la création du département STAPS, il fait partie depuis de nombreuses années des institutions sportives universitaires. Président de la Commission du Sport de Haut Niveau, il revient sur le soutien proposé par l’université à ses champions.

L’UPV-M aide ses sportifs de haut niveau à conjuguer leur pratique sportive avec leur formation universitaire. Par le biais de la Commission et avec l’aide des UFR, les étudiants disposant du statut de sportif de haut niveau peuvent par exemple avoir droit à des aménagements des enseignements et des contrôles, ou bénéficier de soutiens pédagogiques. En échange, ils sont invités à représenter l’UPV-M lors des compétitions universitaires. Les sportifs de haut niveau comme la brillante Sophie Huber ne sont pas les seuls concernés. En effet, chaque étudiant inscrit en formation initiale à l’UPV-M et justifiant d’un bon niveau régional ou à l’étranger peut faire la demande. L’Université soutient également les étudiants suivant une formation officielle d’arbitre d’une discipline sportive.

La Commission du Sport de Haut Niveau invite les étudiants concernés à faire une demande de dossier, accessible sur le site internet de l’UPV-M. La Commission se réunira peu après la rentrée prochaine pour examiner les dossiers reçus. D’ici là, à vos marques, prêts, feu… Partez !

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