université de Lorraine
33 (0)3 87 31 50 50
Ile du Saulcy BP 80794
57012 Metz cedex
contact

#12 Automne 2007


Edito
Recherche
Actus
Globe
Recherche pour l'aide au handicap
Profil
> Le campus et après !
Scènes
Campus
Réseaux
Editions

Le campus et après !

image

Laurent Federspiel « l’université m’a mis l’eau à la bouche »

A 35 ans, Laurent Federspiel dirige le service communication de la Chambre des métiers et de l’artisanat de Moselle. Avec l’université Paul Verlaine - Metz, où il a étudié et enseigné, il est uni par une relation affective, « comme un cordon ombilical qu’on n’a pas envie de couper. »

Depuis plus de cinq ans, Laurent Federspiel porte haut et loin les couleurs de l’artisanat mosellan : à la Foire internationale de Metz, il conçoit et anime un stand à destination du grand public. Dans les pages mosellanes de la revue Hommes et métiers, il s’adresse aux 13 000 patrons de PME artisanales du département, au Forum des jeunes, il explique à des centaines d’adolescents combien il peut être exaltant de travailler de ses mains et de « créer sa boîte » dans un métier que l’on aime. Au sein d’une équipe jeune et enthousiaste, il est de ceux qui ont permis à une institution vénérable mais un peu poussive de repartir de l’avant. Mais quand on évoque avec lui ses années de formation, ce dont il parle avant tout, c’est des années passées à l’université Paul Verlaine - Metz.

« Dès l’adolescence, raconte Laurent Federspiel, je n’avais qu’une idée et qu’un projet d’avenir : communiquer. Et je ne me contentais pas d’en parler : à 17 ans, je travaillais dans une radio locale et, au lycée, j’éditais, avec quelques copains, un journal sur papier glacé. J’ai toujours essayé d’avoir une expérience de terrain en plus de mes études. Mes parents, mes profs et mes camarades de classe avaient du mal à comprendre mais je n’en démordais pas ! »

Après son bac, il s’inscrit à l’UPV-M, dans le tout jeune département de Médiation culturelle et communication mais il continue à multiplier les expériences : avec une dizaine d’autres étudiants, il écrit un journal, Salade verte, qui est diffusé à 6 500 exemplaires sur les trois campus, il tâte de la télévision à RTL 9, travaille pour Vivre à Metz et Moselle communication et il effectue même un stage de quatre mois au service de communication du ministère de la Culture. « Après une année de diffusion d’une émission quotidienne, RTL 9 voulait m’embaucher, raconte-t-il, mais je n’avais alors qu’une maîtrise et cela me paraissait insuffisant pour aborder le monde du travail. Alors, j’ai continué en préparant un DEA puis une thèse et j’ai enseigné pendant cinq ans, en premier et en second cycle. J’ai songé à devenir maître de conférences mais c’est la rencontre avec l’équipe de la Chambre des métiers et de l’artisanat qui m’a fait bifurquer. »

Pour Laurent Federspiel, la question ne se pose même pas : dans sa formation, l’apport de l’UPV-M a été déterminant. « A la fin de mon parcours, explique-t-il, tout ce que j’avais emmagasiné par petits bouts s’est recollé, mais le ciment, c’était la formation universitaire : les méthodes de travail et les acquisitions culturelles. L’université m’a mis l’eau à la bouche. J’ai tout de suite été fasciné par le cinéma, la littérature, l’ethnologie, la pensée des théoriciens de la communication… J’allais en cours comme au spectacle et en sortant, loin d’être rassasié, je me précipitais sur les livres et les cassettes. La plupart de mes professeurs sont devenus des amis. L’université a marqué un tournant dans ma vie. Elle m’a permis de devenir adulte, de grandir intellectuellement et socialement. C’est comme un cordon ombilical que je n’ai pas envie de couper. Je reste persuadé que la formation universitaire reste le plus formidable des outils, à condition de travailler et de savoir l’utiliser. »

Université de Lorraine | 03 54 50 54 00 | 34 cours Léopold - CS 25233 - 54 052 Nancy cedex | mentions légales