| Fil d'actus | |
|---|---|
| 15:5 | 15 mai 2012 |
| 15:5 | 15mai 2012 |
| 15:5 | 15 mai 2012 |
| 28:3 | [X Fichier Photo-de-Classe-M2-AES.JPG = Photo-de-Classe-M |
| 28:3 | /ufr/dea/m2aes/v2/Lesstages.lock |
| 28:3 | /ufr/dea/m2aes/v2/Lesstages.lock |
| 28:3 | /ufr/dea/m2aes/v2/Lesstages.lock |
| 28:3 | /ufr/dea/m2aes/v2/Lesstages.lock |
| 28:3 | /ufr/dea/m2aes/v2/Lesstages.lock |
| 28:3 | /ufr/dea/m2aes/v2/Lesstages.lock |
| Intranet | |
|---|---|
| 11:5 | Séjour ados en juillet |
| 4:4 | Guide de fonctionnement des comités de sélection |
| 27:3 | Centre aéré aux vacances de printemps |
| 26:3 | mise à jour du tableau des marchés transversaux |
université de Lorraine
33 (0)3 87 31 50 50
Ile du Saulcy BP 80794
57012 Metz cedex
contact
#12 Automne 2007> Recherche |
RechercheDes lauriers pour trois chercheurs messinsLa saison des prix scientifiques s’est révélée particulièrement bénéfique pour les enseignants-chercheurs de l’université Paul Verlaine-Metz. Trois d’entre eux ont en effet été distingués : Azzedine Boudrioua, professeur de physique, s’est vu décerner le prix Arnulf-Françon par la Société française d’optique pour son ouvrage Optique intégrée. Théorie et applications. Marc Sciamanna, enseignant à Supelec et chercheur au Laboratoire Matériaux, optique, photonique et systèmes (LMOPS), reçoit le prix « TR 35 young innovator award » attribué par le MIT (Massachusets institute of technology) pour ses travaux sur la photonique et la dynamique des lasers. Enfin Serge Muller, professeur de botanique et d’écologie végétale, cumule trois prix pour son ouvrage Les plantes protégées de Lorraine. Distribution, écologie, conservation : le prix de l’Académie nationale de Metz, le Grand prix de l’Académie lorraine des sciences et le prix Emile Gallé de la Société centrale d’horticulture de Nancy.
Azzedine Boudrioua,pionnier de l’optique intégréeEn distinguant les travaux d’Azzedine Boudrioua, la Société française d’optique a salué l’un des pionniers français de l’optique intégrée, une discipline qui, explique le lauréat « est à l’optique ce que la micro électronique est à l’électronique. Depuis vingt ans, ajoute-t-il, on essaie de miniaturiser les composants optiques, dans la perspective de réaliser un ordinateur optique, et on avance ! » Passionné par ce domaine de la fibre optique, qui est au coeur des avancées scientifiques les plus récentes, Azzedine Boudrioua a entamé ses recherches en 1990, au Laboratoire Matériaux, optique, photonique et systèmes (LMOPS) de l’université Paul Verlaine - Metz. Il arrivait alors de l’université d’Annaba, à l’est d’Alger, pour préparer un DEA de Génie physique, bientôt prolongé par la mise en oeuvre d’une thèse sur l’optique intégrée, spécialité qu’il est alors le premier à explorer à Metz. Après une brillante soutenance, en janvier 1996, il travaille en post-doctorat à Exeter (Grande-Bretagne) au sein d’un groupe très performant puis il retrouve, en 1998, l’UPV-M, qui le recrute en qualité de maître de conférences. Trois ans plus tard, il soutient son habilitation à diriger des recherches et devient professeur. Il poursuit évidemment ses travaux au sein du LMOPS et organise, l’an dernier à Metz, les 26° Journées nationales d’optique guidée, qui obtiennent un succès important. (cf Metzuniversité 9) Son ouvrage publié cette année, Optique intégrée. Théorie et applications, résume 15 années d’activités de recherche et il est le premier livre rédigé en français dans cette spécialité. Depuis cette rentrée, Azzedine Boudrioua poursuit ses recherches à l’université Paris XIII où il vient d’être recruté comme professeur. Responsable d’une équipe de cinq chercheurs, il est notamment chargé d’installer une centrale de nano-technologies. La Société française d’optique l’a par ailleurs invité à siéger à son bureau, où il occupe les fonctions de trésorier.
Marc SciamannaLes infinies possibilités du laserA trente ans tout juste, Marc Sciamanna en était déjà cette année à sa deuxième nomination pour le « TR 35 Young innovator award », un prix décerné par une prestigieuse revue dépendant du MIT (Massachusets Institute of Technology), qui récompense, dans des disciplines très variées, des chercheurs âgés de moins de 35 ans. Cette année, sur 300 nominés, 35 chercheurs, dont deux Français, ont été retenus et Marc Sciamanna figure parmi eux, à égalité avec un Américain dans la catégorie sciences informatiques, physiques et technologiques. D’origine belgo-italienne, le jeune lauréat a préparé un diplôme multidisciplinaire d’ingénieur à la faculté polytechnique de Mons avant de consacrer une thèse de sciences appliquées aux lasers à semi-conducteurs. En 2004, recruté par Supelec, il vient à Metz où il est responsable de la formation de photonique. Immédiatement, il intègre le laboratoire Matériaux, optique, photonique et systèmes (LMOPS) qui unit des chercheurs de l’UPV-M et de Supelec. Dans ce cadre, il est responsable du master de recherche POEM (Plasma, optique, optoélectronique, micro et nanosystèmes) cohabilité par l’UPV-M, l’université Henri Poincaré de Nancy et Supelec. Le champ de recherche de Marc Sciamanna, c’est le laser, cette lumière amplifiée, fine et puissante, dont les applications multiples touchent de plus en plus à notre vie quotidienne (lecture des codes-barres, CD, télécommunications, médecine etc…) « Le laser, c’est l’avenir, explique-t-il. D’ici peu, il remplacera l’éclairage à incandescence. Il s’applique aussi à la transmission des sons mais il nous faut encore améliorer ses performances et nous nous heurtons à un problème de vitesse limitée. Mes recherches portent précisément là-dessus : comprendre pourquoi la vitesse est limitée et trouver les moyens d’aller plus vite. » Dans ses travaux, le jury du MIT a particulièrement retenu ses études sur le comportement chaotique du laser, qui peut permettre, dans des conditions extrêmes, de transmettre des informations cachées ou, au contraire de les protéger. « Les lois de contrôle du chaos font partie des lois fondamentales de l’univers, souligne Marc Sciamanna. Elles s’appliquent aussi bien à la photonique qu’à la thérapie génique ou à la prédiction boursière. C’est passionnant ! » Et de rêver à la création, en Lorraine, d’un institut de photonique qui s’intéresserait à tout ce qui touche, de près ou de loin, aux phénomènes de ce genre. « Nous en avons les moyens, dit-il, le tissu scientifique messin est considérable et la situation de la ville, à deux pas de l’Allemagne, de la Belgique, du Luxembourg et de la Suisse autorise de grandes ambitions. »
Serge MullerLes 216 plantes protégées de LorraineTriplement récompensé par l’Académie nationale de Metz, l’Académie lorraine des sciences et la Société centrale d’horticulture de Nancy, Serge Muller semble doté du don d’ubiquité : non content d’étudier la flore des prés salés, des hautes-chaumes, des tourbières, des plaines alluviales, des éboulis et des pelouses calcaires de Lorraine, il mène aussi des recherches à l’île de la Réunion et à Saint-Pierre et Miquelon. Il consacre également plusieurs jours par semaine à siéger aux conseils scientifiques de nombreux organismes de protection de la nature, à commencer par le conservatoire des sites lorrains dont il fut le premier président. Sans parler, bien sûr, de ses activités au sein du laboratoire Ecotoxicité, biodiversité et écosystèmes de l’UFR SciFA , de ses enseignements et de la rédaction de nombreux articles et ouvrages. C’est précisément son dernier livre, Les plantes protégées de Lorraine. Distribution, écologie, conservation, paru aux éditions Biotope, qui lui a valu cette pluie de récompenses. Lorrain de souche, né à Sarreguemines, Serge Muller est d’abord un homme de terrain. Après son diplôme d’ingénieur, préparé à l’Institut national agronomique de Paris-Grignon, il travaille pendant trois ans au parc naturel des Vosges du Nord en qualité d’attaché scientifique, puis il enseigne à Paris pendant dix ans et intègre l’université Paul Verlaine - Metz en 1990. D’abord limités à la flore des Vosges du Nord, ses travaux se sont étendus à l’ensemble de la Lorraine et il n’est pas un village dont il n’ait arpenté les champs et les prairies : « La flore lorraine est riche et très diversifiée du fait de la grande variété des milieux, souligne-t-il. Actuellement, 216 espèces, dont 18 orchidées, bénéficient d’un statut légal de protection mais 20 plantes sont portées disparues et 42 autres risquent de s’éteindre dans les prochaines années si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement pour assurer leur conservation. » Qu’est-ce qui menace les plantes ? « Essentiellement les activités humaines et principalement les évolutions de l’agriculture, répond Serge Muller. Actuellement, l’engouement pour les agrocarburants entraîne, par exemple, une extension des cultures au détriment des prairies. Dans les Vosges, on peut aussi redouter que le réchauffement climatique ne se traduise par un développement de la forêt et donc une raréfaction des pelouses naturelles des hautes-chaumes. Or quand un habitat est détruit, la flore ne lui survit pas. Il faudrait aussi parler des plantes invasives, qui prolifèrent au détriment de la flore naturelle. Le phénomène est particulièrement sensible à l’île de la Réunion. » Dans son ouvrage, Serge Muller consacre une fiche complète et précise à chacune des 216 plantes protégées de Lorraine. Il indique leur localisation sur le territoire lorrain, leur habitat, les menaces qui pèsent sur elles et les mesures de protection à prendre. Il a également établi un index de toutes les communes lorraines avec la liste des plantes protégées qu’elles abritent. Un travail de bénédictin qui va rendre de précieux services à tous ceux, élus, aménageurs ou scientifiques qui ont en charge la protection du patrimoine naturel de Lorraine. |
Université de Lorraine | 03 54 50 54 00 | 34 cours Léopold - CS 25233 - 54 052 Nancy cedex | mentions légales