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| 15:5 | 15 mai 2012 |
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#4 - hiver 2005> Réseaux |
RéseauxLa recherche messine sous la loupe de Bernard DecarisDélégué régional à la recherche et à la technologie, Bernard Decaris a pour mission de faire le lien entre le ministre en charge de la recherche et tous ceux qui, dans les laboratoires lorrains, ont pour vocation de faire avancer la connaissance. Il est aussi l’un des deux animateurs du volet Recherche du contrat de plan Etat-Région. En réponse à nos questions, il nous livre son sentiment sur les activités de recherche menées à l’université Paul-Verlaine. Metzuniversité : M. Decaris, vous avez participé aux assises de la recherche organisées, le 13 décembre dernier, à l’université Paul-Verlaine de Metz. Quelles impressions avez-vous retirées de cette journée ? B.Decaris : L’activité de recherche doit être première dans une université. Elle est un instrument qui doit faire avancer les connaissances, des connaissances qui, ensuite, sont enseignées. Si, dans une université, on fait passer l’enseignement avant la recherche, on marche sur la tête. Je me réjouis donc de la démarche engagée par Richard Lioger pour des assises qui me donnent le sentiment de rétablir le sens premier d’une université, et j’ajoute que les moyens viennent aux universités qui font une recherche de qualité. Metzuniversité : Dans cet esprit, la recherche menée à l’université Paul-Verlaine vous paraît-elle de qualité ? B.Decaris : On ne peut pas être compétent partout, même si l’on doit tout enseigner. Il faut donc faire des choix et j’observe que l’université Paul-Verlaine a su constituer un pôle d’excellence dans le domaine des matériaux. Ses laboratoires sont communs à ceux de plusieurs autres établissements et cette démarche donne de très bons résultats. Je ne peux citer toutes les équipes, mais Metz fait autorité en physique et mécanique des matériaux, fiabilité mécanique, génie industriel et production mécanique, étude des textures et applications aux matériaux, matériaux optiques, photoniques et systèmes et, dans un autre domaine, en spectrométrie de masse et chimie laser… Metzuniversité : La Lorraine est engagée dans la bataille des pôles de compétitivité. Quel rôle pourraient y jouer les chercheurs messins ? B. Decaris : Deux dossiers sont en cours d’élaboration. L’un concerne les fibres et l’autre les matériaux innovants et les produits intelligents. Le site messin est concerné au premier chef par ce dernier et les laboratoires que je viens de citer y sont quasiment tous impliqués, tout comme celui du CNRS implanté à Georgia Tech. Les trois universités de Nancy sont également partie prenante, de même que le site universitaire de Saint-Dié des Vosges. Au total, 1500 chercheurs devraient participer à l’activité de ce pôle, dont 250 à 300 sur le site messin, qui sera donc particulièrement visible. Le domaine des matériaux innovants et des produits intelligents est considérable. Il englobe naturellement les matériaux métalliques, mais aussi les nanomatériaux, c’est-à-dire les capteurs et la conduite automatisée des process, ce qui implique une forte présence de l’informatique. Nous avons les meilleures chances de décrocher ce label, ce qui donnera une indéniable visibilité à la Lorraine et induira d’importantes relations de recherche avec la Sarre et le Luxembourg. Metzuniversité : Vous insistez beaucoup sur la qualité de la recherche messine dans un domaine bien précis. Est-ce à dire que les équipes impliquées dans d’autres spécialités telles que l’environnement, les lettres, les sciences humaines et sociales ont moins de poids ? B. Decaris : Non. Metz compte d’excellentes équipes en écotoxicité et santé environnementale, en allemand, en communication, en géographie… Mais ce sont de petites équipes qui sont très dispersées et gagneraient à se rapprocher d’autres laboratoires. Ce n’est pas propre à Metz. Dans le secteur des sciences humaines et sociales, d’une manière générale, les chercheurs ont du mal à travailler ensemble. Il faut pourtant qu’ils sachent qu’il est dangereux de travailler seul quand on est trop petit. J’observe que des rapprochements avec Nancy sont en train de s’opérer en allemand et en communication. Cela ne peut-être que bénéfique et pour ce qui concerne l’allemand, cela devrait enfin permettre de faire savoir à tous qu’en matière de formations franco-allemandes, l’université de Metz est la première de France, loin devant Strasbourg !
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