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GlobeL’UPV-M moteur d’une école doctorale Franco-algérienneLes relations nouées entre l’université Paul Verlaine-Metz et l’université Mentouri de Constantine vont donner naissance à la première école doctorale franco-algérienne, consacrée aux mathématiques. On aurait certainement étonné Rachid Chabour si on lui avait prédit, le 8 décembre 2004, que l’espace de coopération franco-algérien inauguré ce jour-là à Metz allait déboucher sur une école doctorale fortement encouragée par le ministre de l’enseignement supérieur algérien. Comme la plupart des 300 mathématiciens d’origine algérienne qui ont dû quitter leur pays pour suivre leurs études en France, Rachid Chabour souhaitait nouer des relations scientifiques entre les deux rives de la Méditerranée. Très vite, l’idée est née d’organiser des cours, en Algérie, pour former les docteurs dont les universités ont besoin : L’enseignement supérieur algérien est en plein développement, explique-t-il, et, pour maintenir le taux d’encadrement actuel, il faut former au plus vite 5000 enseignants de rang magistral. C’est un enjeu considérable. Un conseil scientifique, composé de représentants des dix laboratoires algériens et de mathématiciens français a donc été mis en place et, en novembre 2005, les premières Journées algéro-françaises de mathématiques se déroulaient à l’université Mentouri de Constantine.Ce colloque franco-algérien était le premier organisé depuis l’indépendance de l’Algérie, toutes matières confondues . Un succès foudroyant aussi : 150 participants (dont 19 mathématiciens français parmi lesquels 5 Messins), 6 conférences, 72 communications et 72 posters et, surtout, un formidable appel d’air parmi les autres laboratoires de mathématiques algériens. Les conséquences ne se sont pas fait attendre : quelques jours plus tard, Rachid Chabour et ses homologues algériens étaient conviés au ministère de l’enseignement supérieur avec pour mission de mettre en œuvre une école doctorale franco-algérienne. La tâche est considérable, souligne-t-il. Durant les années 90, les universités ont souffert et beaucoup de choses sont désorganisées. Il faut commencer par recenser les maîtres de conférences qui ont un doctorat et créer des laboratoires avec des spécialités bien définies. Nous allons passer une convention avec l’Agence nationale algérienne, équivalent de notre CNRS, dont la directrice va venir ces prochains jours à Metz. Ce sera le premier accord du genre entre une université française et cette agence, qui dispose de moyens financiers conséquents. Nous allons ainsi ouvrir la voie à d’autres disciplines. Très enthousiaste, Rachid Chabour voit loin. Il envisage la création, à terme, d’un institut franco-algérien de mathématiques, ouvert aux entreprises, qui permettrait de dynamiser la recherche en fédérant les énergies. Première étape sur ce long chemin, les deuxièmes journées algéro-françaises de mathématiques qui se tiendront à Metz, dans moins d’un an. |
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