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RecherchePôles de compétitivité : 11 laboratoires messins dans l’aventure du MIPILes forces scientifiques et économiques de la Lorraine coordonnent leurs efforts dans le cadre de deux pôles de compétitivité, validés en juillet 2005 par le gouvernement. Onze laboratoires scientifiques de l’université Paul Verlaine-Metz sont engagés dans l’aventure de l’un d’entre eux, consacré aux matériaux innovants et aux produits intelligents (MIPI).La Lorraine s’est mobilisée avec succès, au début de l’année dernière, pour faire reconnaître par le gouvernement ses compétences et sa créativité dans le domaine des matériaux. Elle a ainsi obtenu la création de deux pôles de compétitivité, dont l’un, consacré aux Matériaux innovants et aux produits intelligents (MIPI), n’implique pas moins de 28 laboratoires universitaires dont plus du tiers (onze très exactement) appartiennent à l’université Paul Verlaine-Metz.. " L’intérêt des pôles de compétitivité, c’est qu’ils font travailler ensemble les chercheurs, le monde économique, les collectivités territoriales et l’Etat et qu’ils favorisent le transfert de connaissances et de compétences des laboratoires vers les entreprises " souligne Etienne Patoor, directeur du LPMM (laboratoire de physique et mécanique des matériaux), l’une des équipes les plus concernées par cette aventure. Ce pôle, qui intéresse la région messine, le bassin houiller, les secteurs de Nancy, Longwy, Saint-Dié et Bar-le-Duc, est en effet en train de resserrer les liens entre un géant de l’acier (ARCELOR), des PME innovantes, des centres de recherche industriels (ARCELOR, Pont-à-Mousson, le Centre de recherche des aciers spéciaux) et 28 équipes de chercheurs appartenant à l’UPV-M, l’université Henri-Poincaré de Nancy et l’Institut national polytechnique de Lorraine. A Metz, les onze laboratoires concernés (voir la liste en encadré) travaillent dans toutes les spécialités touchant aux matériaux, mais également dans des domaines tels que les capteurs, la chimie laser ou l’écotoxicité. Des idées neuves à concrétiserConcrètement, trois grands programmes vont se développer sur une période de quatre à cinq ans. Le premier, piloté par ARCELOR, porte sur les nouveaux procédés permettant de produire des aciers différents : aciers plus légers ou à haute résistance pour l’automobile, aciers revêtus pour les emballages, matériaux composites à matrice en acier… Le deuxième concerne les outillages et intéresse particulièrement la moyenne industrie. Placé sous la responsabilité du CIRTES, centre de transfert de technologies basé à St-Dié, il trouve ses applications dans les domaines de la plasturgie et de la forge et vise à fournir de nouveaux procédés de transformation de produits plus rapides et plus propres. Le troisième programme enfin, piloté par l’INPL, est plus prospectif et intéresse au premier chef les chercheurs universitaires. Il porte sur les matériaux nouveaux et l’apport des nanotechnologies avec des produits tels que les matériaux à mémoire de forme ou des matériaux nouveaux permettant aux capteurs d’être plus performants.Pour l’heure, tous les crédits ne sont pas encore attribués mais l’Agence nationale de la recherche a d’ores et déjà retenu, et financé, 6 projets sur les 27 qui lui ont été présentés. Deux d’entre eux vont être mis en œuvre par des laboratoires messins. Ils portent sur la simulation numérique de mise en forme avec développement de nouveaux éléments finis et sur la détermination des effets de taille dans le comportement des métaux. " Toutes ces recherches devraient avoir des retombées palpables dans l’industrie d’ici cinq ou six ans, commente Etienne Patoor. Nous travaillons dans un domaine où beaucoup d’idées neuves ne demandent qu’à être concrétisées. " ![]() |
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