université de Lorraine
33 (0)3 87 31 50 50
Ile du Saulcy BP 80794
57012 Metz cedex
contact
> Réseaux |
RéseauxDaniel Barroy, directeur de la DRACLa vie théâtrale lorraine doit beaucoup à l’université Paul Verlaine-Metz Formations orientées vers les métiers de la culture, activités théâtrales, productions audiovisuelles…L’université Paul Verlaine-Metz intervient à différents niveaux dans la vie culturelle de la région. Elle est d’ailleurs liée par convention avec la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), qui participe notamment au financement d’une licence professionnelle. Daniel Barroy, directeur de la DRAC, dresse le bilan de ces relations et formule des attentes très précises.metzuniversité : M. le Directeur, vos services sont en contact étroit avec l’université Paul Verlaine-Metz qui, entre autres activités, a développé une licence professionnelle chargée de former des cadres pour les institutions culturelles. Etes-vous satisfaits de cette collaboration ? Daniel Barroy : Tout à fait. Nous consacrons 45 800 euros à cette formation. C’est beaucoup d’argent mais nous les versons sans état d’âme car les structures culturelles ont besoin, au niveau Licence, de généralistes de la gestion connaissant bien les problèmes de Droit, de comptabilité, d’environnement, et capables de mettre en œuvre une politique. Cette licence professionnelle recrute chaque année, en Lorraine et au-delà, 25 à 30 étudiants en formation initiale et continue qui ont toute leur place dans les institutions culturelles mais qui peuvent aussi s’orienter vers la fonction publique territoriale. metzuniversité : La DRAC s’intéresse également au travail qui se fait au théâtre du Saulcy. Quel jugement portez-vous sur ses activités ? Daniel Barroy : Nous avons une convention avec ce théâtre qui est neuf et bien équipé. Pour nous, c’est un lieu de référence sur la Lorraine, un lieu de rencontre entre des artistes professionnels et les étudiants. C’est aussi un lieu de travail et de représentations pour des compagnies professionnelles, dans une logique de résidence. Le travail qui est fait est parfaitement valable et les retombées sur la vie théâtrale lorraine sont essentielles. Je pense que si la vie théâtrale redémarre à un niveau digne en Lorraine, on le doit beaucoup à l’université Paul Verlaine-Metz et au théâtre du Saulcy. metzuniversité : La DRAC travaille aussi avec le Service audiovisuel et multimédia de l’UPV-M. Etes-vous satisfait de cette collaboration et sur quelles perspectives la voyez-vous déboucher ? Daniel Barroy : En matière de fabrication, il se fait beaucoup de choses intéressantes. Je pense notamment aux films consacrés à Pierre Messmer et Jean-Marie Pelt. Le projet d’une série sur les personnalités lorraines mérite d’être mis en œuvre. Le problème, c’est la faiblesse du cursus d’Arts du spectacle. A mon sens, il y faudrait une option Cinéma. D’une manière générale, je suis intéressé par tout ce qui peut être fait en matière de formation sur les métiers de l’image. Il y a, me semble-t-il, une réflexion à mener sur des formations spécifiques telles que l’écriture de scénarios ou l’écriture théâtrale, car nous constatons qu’il y a de moins en moins d’auteurs lorrains metzuniversité : Le projet de Belval, au Luxembourg, entre dans sa phase de réalisation. Il peut être riche de retombées culturelles et économiques pour la Lorraine frontalière. Quelles stratégies de développement peut-on proposer et quel rôle peut jouer l’université Paul Verlaine-Metz ? Daniel Barroy : Côté luxembourgeois, on va assister à la création de lieux de mémoire, notamment axés sur l’industrie. En Lorraine, nous avons besoin de réfléchir à la gestion et à la conservation de cette mémoire industrielle. Cela concerne les archives papier, mais aussi les archives filmiques, photographiques et informatiques. Un autre aspect du problème concerne la collecte de témoignages : il est important de recueillir ce que les gens qui ont travaillé dans la sidérurgie et les mines ont à livrer.. C’est un travail ethnologique très important, une matière première qui s’inscrit dans une logique documentaire, mais aussi artistique, pour les créateurs du futur. L’université en général et celle de Metz en particulier me paraît devoir être un interlocuteur essentiel de cette collecte. Je suis prêt à participer à la réflexion, mais ce sont les collectivités locales qui peuvent être le moteur de cette action, à l’exemple de ce que le Luxembourg est en train de faire autour de Belval. |
Université de Lorraine | 03 54 50 54 00 | 34 cours Léopold - CS 25233 - 54 052 Nancy cedex | mentions légales