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ScènesCommission culture: une enquête sur les pratiques et les attentes des étudiantsAxe fort du programme engagé par le président Richard Lioger, la pratique culturelle à l’UPV-M est favorisée par l’existence d’un théâtre et d’équipements de qualité. Encore faut-il qu’un maximum d’étudiants en profite. Président de la commission culture de l’université, Olivier Goetz rêve d’une culture qui brouille les genres et lève les barrières. ![]() L’université Paul Verlaine-Metz est l’un des rares établissements d’enseignement supérieur français à disposer d’un théâtre. Une chance que la communauté universitaire apprécie à sa juste valeur: de nombreux spectacles sont organisés tout au long de l’année et la salle fait régulièrement le plein. Olivier Goetz se réjouit naturellement de ce signe de bonne santé, mais il ne s’en contente pas : certes, il se passe beaucoup de choses au Saulcy, mais il faut savoir qui fréquente le théâtre. Est-ce que ce ne sont pas toujours les mêmes étudiants, ceux du département d’Arts du spectacle, par exemple ? Et quelles sont les attentes de ceux qui n’y viennent jamais ? Olivier Goetz, enseignant en arts du spectacle, sait, comme tous ses collègues, qu’une majorité d’étudiants messins regagne, le soir venu, un domicile parental parfois bien éloigné de la ville. Difficile, dans ces conditions, d’aller au concert, au théâtre ou au cinéma. Pour mieux connaître les usagers des équipements culturels universitaires et recenser les besoins des autres étudiants, la commission culture a donc confié au département Statistiques et traitement de données de l’IUT le soin de mener une enquête sur les différents campus. Un questionnaire, en cours de finalisation, sera soumis aux étudiants. Dans un premier temps, explique Olivier Goetz, les réponses devraient nous permettre d’évaluer les pratiques culturelles des étudiants mais aussi de mettre en lumière les attentes, les blocages, voire les exclusions. A partir de là, nous pourrons engager une animation plus pertinente, notamment sur les sites délocalisés. DécloisonnerA plus long terme, la commission culture réfléchit, avec ses homologues des universités nancéiennes et transfrontalières, à des actions qui pourraient se dérouler l’an prochain, dans le cadre de l’année culturelle européenne dont Luxembourg sera la capitale. L’un de projets consiste à affréter une péniche qui se déplacerait de ville en ville et sur laquelle le public serait invité à suivre des manipulations et des expériences scientifiques. A Metz, le passage du bateau serait marqué par l’organisation d’un festival Multi-arts. La réflexion de la commission, qui regroupe des représentants de toute la communauté universitaire (enseignants-chercheurs, étudiants, IATOS et membres des services communs) porte également sur une collaboration à établir avec le futur centre Pompidou de Metz. Notre rôle n’est pas de rajouter une couche de culture par-dessus des enseignements qui sont culturels par essence, commente Olivier Goetz. Nous avons au contraire à servir d’interface, à jeter des ponts entre les hommes et les institutions, à décloisonner, à rendre intelligible et à mettre en réseau ce qui existe pour en faire bénéficier un maximum d’étudiants et de personnes extérieures à l’université. Ce projet est l’une des priorités inscrites dans le programme de Richard Lioger et il apparaît en bonne place dans notre contrat quadriennal. Dans cet esprit, une convention a été signée, l’an dernier, avec le Centre dramatique de Thionville-Lorraine. Elle permet à son directeur, Laurent Gutmann, d’intervenir à l’université, dans les enseignements d’arts du spectacle tandis qu’Olivier Goetz anime régulièrement, à Thionville, une « auberge du spectateur ». La réflexion de la commission culture porte également sur l’action du Centre inter-âges de l’université, dont la direction vient d’être confiée à Jean-Joël Griesbeck et qui est en pleine mutation. Dans son nouveau nom, "Université du temps libre", tous les mots sont importants. S'il faut pouvoir disposer de temps pour aller suivre les conférences, celles-ci constituent bien une formation de qualité universitaire. Pas question de revenir sur l’acquis, très précieux, de ce service, précise Olivier Goetz, mais il nous faut l’ouvrir, progressivement, à un public plus large que celui des seules personnes âgées. La démarche peut être également valable pour les colloques organisés à l’université. Pourquoi ne pas y accueillir les personnes intéressées par les problématiques qui y sont développées ? Olivier Goetz est conscient de bousculer quelque peu les habitudes du petit monde universitaire où chacun, très attaché à sa discipline et à son statut, mène sa recherche dans sa spécialité pour atteindre l’excellence . Il rêve d’une culture qui brouille les genres et abatte les barrières entre la pédagogie, la recherche et l’animation et il ne désespère pas de voir ce rêve devenir réalité. |
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