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#9 automne 2006


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Ecole doctorale franco-algérienne, c’est parti !


Dans le numéro 7 de Metzuniversité, nous évoquions le projet d’une école doctorale franco-algérienne de mathématiques dans lequel l’UPV-M jouait un rôle moteur. Tout est allé très vite : inauguration le 12 novembre !

Il y a tout juste un an, les pre m i è res journées algéro-françaises de mathématiques se déroulaient à l’université Mentouri de Constantine et elles remportaient un éclatant succès. En cet automne 2006, un nouveau pas considérable est franchi avec l’inauguration, le samedi 12 novembre, d’une école doctorale francoalgérienne regroupant quelque 17 établissements d’enseignement supérieur. « Si les choses vont très vite, c’est qu’il y a urgence, rappelle Rachid Chabour, maître de conférences en mathématiques et cheville ouvrière de l’espace de coopération franco-algérien, qui a vu le jour à Metz en 2004. La décennie sanglante de 90 a désorganisé l’enseignement supérieur algérien et nous sommes
300 à avoir dû quitter le pays pour achever notre formation. Il y a aujourd’hui 850 000 étudiants en Algérie. Ils seront 1 500 000 en 2009 et il est urgent de former des enseignants de rang magistral pour les encadrer. » Le ministère de l’enseignement supérieur algérien a donc décidé de consentir un gros effort pour rattraper le temps perdu : le LMD se met en place dans les universités algériennes et 500 000 Euros ont été débloqués, sur 4 ans, pour lancer l’école doctorale francoalgérienne de mathématiques. 70 postes ont été mis au concours pour les étudiants qui souhaitent entrer; en 1ère année de magistère. Pour l’heure, deux pôles ont été créés côté algérien, à Constantine et Annaba, mais c’est un réseau de 17 établissements, français et algérien, qui s’est constitué pour assurer la formation de ces futurs docteurs. L’université Paul Verlaine - Metz continue d’y jouer un rôle moteur.« Nous avons constitué une équipe pédagogique très ouverte avec des spécialistes reconnus, souligne Rachid Chabour . Dès la fin du premier semestre de formation, nous allons organiser
un concours qui permettra aux meilleurs étudiants de venir étudier six mois en France. Notre objectif est en effet de leur offrir un bon environnement scientifique pour créer les conditions d’un dynamisme individuel de recherche. »

L’UPV-M présente sur les salons internationaux


Pour donner aux étudiants étrangers l’envie de venir se former en France, rien de tel que les salons internationaux. L’UPV-M n’y manque pas d’atouts.

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Voici quelques semaines, le service des relations internationales (SRI), participait à un salon en Argentine. Quelques mois plus tôt, l’UPV-M s’arrêtait au salon nord-américain de Montréal après avoir installé son stand en Colombie et en Chine. Cette année, l’Ukraine et le Chili figurent également au programme du SRI, qui vise un public très large, attiré par des masters fortement spécialisés. Au Service d’information et d’orientation universitaire (SIOU), Yves Grandati et Martine Tissot s’adressent en priorité à des étudiants francophones : « Nous faisons chaque année le salon de Sarrebruck, pour faire connaître
aux jeunes bacheliers nos formations franco-allemandes, précise Martine Tissot, mais nous concentrons principalement nos efforts sur le Bénélux. Cette année
encore, nous serons à Bruxelles et à Luxembourg. » Les jeunes qui fréquentent ces salons ont deux centres d’intérêt : les formations dispensées, naturellement, mais aussi la qualité de vie en ville et sur le campus. « Sur tous ces points, nous ne manquons pas d’atouts, poursuit Martine Tissot. Notre collaboration avec l’Office du Tourisme de Metz nous permet de mettre en évidence les charmes de la ville et du campus du Saulcy. Certains masters  scientifiques sont très prisés et, en Belgique comme au Luxembourg, beaucoup d’étudiants découvrent que, sans aller très loin, ils peuvent décrocher des diplômes internationaux. » L’an dernier, le SIOU a participé à d’autres salons, Cette année, il envisage d’être présent au Maroc. « A Utrecht, raconte Yves Grandati, on nous demandait : C’est où, Metz, par rapport à Lyon ? » Autre question récurrente, aux Pays-Bas comme en Amérique du Nord : « Est-ce que vous dispensez des cours en anglais ? » Un problème à prendre en considération car, observe Jocelyn Hanssen, au SRI, « D’autres universités consentent cet effort, et apparemment, au niveau des masters, cela s’avère payant… »

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