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Témoignage de deux étudiants/salariés l'un en Validation des Acquis Professionnels (VAP), et l'autre en Validation des Acquis de l'Expérience (VAE)



La loi prévoit deux modalités de validation des acquis : la Validation des Acquis Professionnels (VAP) et la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE).

La VAP permet une validation des études, des expériences professionnelles et des acquis personnels afin d'accéder aux différentes formations supérieures (post baccalauréat) dispensées par les établissements relevant de l'Education Nationale et par les établissements relevant du ministre de l'Agriculture et ce, sans avoir à justifier des titres ou diplômes normalement requis pour accéder à la formation visée.

La VAE permet de valoriser son expérience professionnelle et/ou bénévole afin d'obtenir une certification professionnelle (diplôme, titre professionnel ou certificat de qualification professionnelle).


Ainsi tous professionnels travaillant dans le secteur de l’Economie sociale et solidaire depuis plusieurs années, mais n’ayant pas le diplôme ou la formation adéquate, peut accéder au Master 2 ESS.



    Interview d’un étudiant en Validation des Acquis Professionnels (VAP)
    
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Parcours scolaire : Baccalauréat puis une année universitaire (bac +1)
14 années d'expériences professionnelles !  Dont diverses missions d'intérim, un poste de chargé de projets et DRH dans un centre de réadaptation psycho-sociale au Québec et le poste de directeur de l'association pour laquelle je travaille aujourd'hui.


Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans le social (réelles convictions, opportunités ou autre…) ?

J'ai toujours voulu travailler dans un milieu riche en valeurs humaines, je suis engagé dans le milieu associatif et social depuis longtemps et ça a été une véritable chance de pouvoir mêler mes convictions et mes compétences dans le milieu professionnel.


Pourquoi avez-vous décidé de reprendre vos études alors que vous êtes déjà intégré dans le milieu professionnel ?

Il s'agit de valoriser toute l'expérience acquise tout au long de mon parcours professionnel. Ne pas avoir de diplôme dans la société française représente un réel handicap et, l'avenir n'étant pas assuré, il faut pouvoir faire face à toutes les éventualités et limiter les barrages à son développement personnel.


Que vous apporte le Master 2 Administration de l’Economie Sociale et Solidaire ?

Il m'apporte des outils pour mon exercice professionnel, un contenu théorique qui manque à ma pratique au quotidien. Ainsi cela me permettra d'être plus efficient dans mes fonctions présentes et à venir. De plus, cela va m'amener à prendre du recul par rapport à mon fonctionnement et ainsi conserver un regard toujours neuf et dynamique.


C’est quoi pour vous l’Economie Sociale et Solidaire ?

A mon sens, c'est avant tout un engagement, des valeurs. Une alternative aux travers du système économique dominant actuellement qui permet de replacer la valeur humaine et celle du travail au cœur de l'action.


Pensez-vous que le secteur recrute encore aujourd’hui ? D’après vous, quels types de structures en particulier (association, SCOP ?..) ont le plus besoin de salariés ?

Non seulement, je pense que le secteur recrute encore aujourd'hui, mais je pense qu'il recrutera encore plus demain. Par exemple,  au niveau associatif, la période de crise et de restriction budgétaire se fait lourdement sentir et seule les associations extrêmement solides et faisant partie d'un réseau de partenaires construit en complémentarité vont pouvoir tirer leur épingle du jeu.

Ce qui présuppose un haut niveau de professionnalisation de l'équipe d'encadrement permettant une synergie du travail de l'équipe et de répondre aux exigences des appels à projets et des dossiers de subventions.


Le mot de la fin… ?

Je suis simplement très heureux qu'il soit possible pour quelqu'un comme moi d'intégrer un Master 2 par le biais d'une VAP et j'invite tous ceux qui doutent malgré leurs parcours à tenter leurs chances.

Toute l’équipe remercie Raphael pour ce témoignage !
En acceptant de répondre à cette interview  Mr. Didion  nous autorise à diffuser sur le site internet de l’Université Paul Verlaine les informations communiquées ci-dessus !


Raphaël DIDION
Directeur d'une association




    Interview d’un étudiant en Validation des Acquis de L’Expérience (VAE)

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Parcours scolaire : Après l'obtention du baccalauréat A2 (lettres et langues), j'ai suivi le cursus universitaire en DEUG de « Langues étrangères Appliquées à l'Économie et à la gestion » à la fac de Lettres (UFR Lettres et Langues).

Mon parcours universitaire a été quelque peu chaotique puisque je n'ai pas validé le DEUG (7 modules obtenus/8), mais j'avais été admis à suivre les cours de licence. J'ai abandonné ce parcours.

10 ans d'expérience professionnelle !
Je suis entré réellement dans la vie active en 2000, mais mon engagement dans l'associatif, remonte à 1990, avec l'encadrement de mes premiers Centre de Vacances (colonies de vacances et centres aérés)
Depuis 2000 j'ai occupé les fonctions suivantes:

2000-2003: Chargé de mission enfance jeunesse pour la Communauté d'Agglomération Berre- Salon-Durance (Bouches du Rhône))

2003-2006: directeur du Centre Laïque Talangeois d'Éducation Permanente

2006-2009: Chargé de mission pour l'Association Messine Interfédérale Solidaire /Metz-Nord Patrotte

Depuis 2008-2009: coordinateur péri et extra-scolaire Association PHLOEME


Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans le social (réelles convictions, opportunité ou autre…) ?

Tout d'abord, je ne qualifierai pas mon domaine professionnel de social au sens strict, j'aurai plutôt tendance à le qualifier de travail dans le champs des associations de jeunesse et d'Éducation Populaire, même si au cours de mon parcours professionnel la question de la prise en compte de situations sociales, nécessitaient l'intervention d'acteurs sociaux, dans une logique de partenariats.

Ensuite, le choix de mon métier actuel est la suite logique de mon engagement dans ces associations depuis 1990. En effet, j'ai pu m'impliquer, expérimenter, rencontrer, prendre des responsabilités, à travers le mouvement associatif, et c'est cette engagement d'abord bénévole qui m'a conduit à me professionnaliser. Il est intéressant de noter qu'il y a quelques années encore on ne parlait pas d'animateur professionnel, mais d'animateur permanent. C'est donc bien un choix professionnel fait par adhésion à des valeurs, et notamment aux valeurs de l'Éducation Populaire.


Pourquoi avez-vous décidé de reprendre vos études alors que vous êtes déjà intégré dans le milieu professionnel ?

Il y a à cette reprise d'études plusieurs raisons:

• mon premier passage universitaire m'a laissé un goût d'inachevé et j'ai maintenant envie de « boucler la boucle »

• depuis les débuts de ma carrière, j'ai constaté des évolutions dans le monde associatif, à la fois sur la gouvernance, les projets, le militantisme dans les associations, les relations avec les collectivités etc... Ces évolutions m'amènent à me questionner quant à ma pratique professionnelle, et je souhaite trouver des réponses (et peut-être d'autres questions ?)

• je souhaite valoriser mon expérience professionnelle par l'obtention d'un diplôme
Enfin, en plus de l'obtention d'un diplôme, l'envie de découvrir et d'apprendre de nouveaux savoirs est un élément important qui a contribué à cette reprise d'études.


C’est quoi pour vous l’Economie Sociale et Solidaire ?

C'est l'ensemble des structures, de formes différentes, qui pensent que l'essentiel pour une organisation économique, n'est pas de rechercher la création de profits financiers, au détriment de l'Humain.
Cette question, demeure complexe selon moi, car:

• Existe-t-il une unicité de pensées, d'actes, de valeurs des organisations de l'Économie Sociale ?

• Certaines « organisations » de l'Économie Sociale et solidaire, qui se revendiquent encore de ce secteur, se sont banalisées, et sont devenues des entreprises classiques.

Dans un monde globalisé et en crise, les structures de l'Économie Sociale et Solidaire font vivre un projet économique différent, basé sur une vision du Monde et de l’Homme, où justice, équité, mais également efficacité, ont un autre sens que le modèle dominant.


Pensez-vous que le secteur recrute encore aujourd’hui ? D’après vous, quels types de structures en particulier (association, SCOP ?..) ont le plus besoin de salariés ?

Je ne pourrai parler que du secteur associatif, celui que je connais le mieux. Malheureusement, je ne pense pas que le secteur associatif soit le plus dynamique en termes de créations d'emplois actuellement (à l'instar du marché du Travail plus globalement). Je dirai que nous sommes dans une période de maintien des postes, au mieux, au pire à une réduction du nombre de postes.


Le mot de la fin… ?

Le retour à l'Université est une réelle chance !
Même si parfois il est difficile de concilier travaux scolaires et contraintes professionnelles, les enseignements ont et font vraiment sens, et procurent un enrichissement humain, intellectuel, professionnel précieux !!



OUAMMAR Rachid
Coordinateur péri et extra-scolaire au sein d'une association

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