Laboratoire INTERPSY - ETIC
UFR Sciences humaines et arts
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Expérimentation


MEMBRES

BARCENILLA Javier
BASTIEN Christian
BERARDI Anna Maria
BERTHELOT Soizick
BORNET Corinne
BOURAI Slimane
BRANGIER Eric

DINET Jérôme
FOINTIAT Valérie
HAMMES Sonia
KUHN Gérard
LAROCHE Julien
MEVISSEN Danièle
MICHEL Gabriel
NEMERY Alexandra
PHAM Thu Tram
REMY Sébastien
SCHOENENBERGER Sandrine
SIDI IKHLEF Horia
TISSERANT Pascal
VIVIAN Robin
WAGNER Anne-Lorraine

STATUTS

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Richard Bourhis, Professeur de psychologie à l'Université de Montréal, Directeur du laboratoire d'étude de la Communication et des Relations Intergroupes

Présentation :

Éduqué dans les systèmes scolaires francophone et anglophone de Montréal, Richard Y. Bourhis a obtenu son B.Sc. en psychologie à l'Université McGill en 1971 et son Ph.D. en psychologie sociale à l'Université de Bristol en Angleterre en 1977 sous la directions de Howard Giles et Henri Tajfel. Il enseigna la psychologie sociale à l'Université McMaster en Ontario (1978-1988) et à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) où il est professeur titulaire au département de psychologie depuis 1988. Richard Bourhis publie ses recherches en français et en anglais sur la communication interculturelle, la discrimination et les relations intergroupes, l'immigration, l'acculturation et l'aménagement linguistique. Il est consultant expert dans les domaines des politiques linguistiques et de l'intégration des immigrants pour différents états incluant les gouvernements canadien et québécois ainsi que basque et catalan en Espagne. Richard Bourhis a été élu ‘Fellow’ des associations savantes suivantes: Société canadienne de psychologie (SCP, 1988) ; Society for the Study of Social Issues (SPSSI, 2008);  Society for Experimental Social Psychology (SESP, 2009). En 2008 il a reçu le ‘Robert C.Gardner Award’ pour l’excellence de ses recherches dans le domaine du bilinguisme. Richard Bourhis a été directeur de la  Chaire Concordia-UQAM en études ethniques de 1996 à 2006 et Directeur du Centre des études ethniques des universités montréalaises (CEETUM) à l’Université de Montréal de 2006 à 2009.

Conférence :
Impact du Hijab et du Niqab sur les attitudes ethniques et les orientations d’acculturation des communautés d’accueil en Ontario et au Québec

Cette étude utilise le Modèle d’acculturation interactif (MAI, Bourhis /et al/. 1997; 2009) afin d’explorer la stabilité psychologique des orientations d’acculturation et des attitudes ethniques suite a des manipulations variant la saillance des différences religieuses au Canada. Des étudiants anglophones du sud de l’Ontario (N= 348) et des étudiants francophones du Québec (N= 338) ont complété un questionnaire incluant des échelles d’attitudes ethniques et l’Échelle d’acculturation de la communauté d’accueil (ÉACA) à l’égard des immigrants « valorisés » Britanniques/Français respectivement et des immigrants « dévalorisés » arabes musulmans. La saillance des différences religieuses est manipulée par la présence d’une même expérimentatrice (E) qui distribue les questionnaires dans chacune des quatre conditions suivantes: 1) E habillé en civil et déclarant un prénom et patronyme anglophone/francophone d’origine; 2) E habillée en civil et déclarant un prénom et patronyme arabe; 3) E portant le voile islamique moderne (hijab) et déclarant un prénom et patronyme arabe; 4) E portant un voile islamique orthodoxe (niqab) et déclarant un prénom et patronyme arabe. Les résultats démontrent que les attitudes ethniques sont modérément influencées par les conditions expérimentales chez les francophones du Québec mais peu chez les anglophones de l’Ontario. Les résultats révèlent que l’endossement de chacune des orientations d’acculturation ne varie pas selon les conditions expérimentales, ce qui confirme la stabilité psychologique des orientations d’acculturation. Les effets de la menace identitaire, de la nouveauté, de l’exotisme et des contres-stéréotypes expliquent en partie les résultats. ultats.

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