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Centre de recherche sur les médiations
UFR SHA
Ile du Saulcy - BP 30309
57006 Metz Cedex
Tel : 03 87 54 74 98
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Historiques des publications des membres du CREM[classement par date de publication décroissant]
Marion Colas-Blaise et Gian Maria Tore (Dirs.). (2012). Médias et médiations culturelles au Luxembourg. Luxembourg. Editions Guy Binsfled, Luxembourg. 192 p. Les directeurs de cet ouvrage, Marion ColasBlaise et Gian Maria Tore, sont tous les deux enseignants chercheurs à l’Université du Luxembourg. Marion Colas-Blaise est spécialisée en sémiotique littéraire et visuelle ainsi qu’en linguistique. À ce titre, elle a dirigé notamment « Identités. Incursion tunisienne dans les lettres luxembourgeoises », « Le sens de la métamorphose » et « La question polyphonique ou dialogique en sciences du langage ». Gian Maria Tore est sémioticien et expert en communication et en art. Il codirige la revue internationale « Signata – Annales des sémiotiques » et organise, avec la Cinémathèque de Luxembourg, l’«Université populaire du cinéma ». L’ouvrage s’attelle à expliquer en quoi la notion de médiation permet de comprendre les mécanismes à la base de la création et de la diffusion de la culture vivante. Véritable radiographie de la scène médiatique et culturelle du pays, le livre « Médias et médiations culturelles au Luxembourg » atteste, analyse et évalue une réalité actuelle tout en envisageant une projection dans l’avenir. « Médias et médiations culturelles au Luxembourg » est publié dans la collection Openscience. Cette nouvelle collection des Éditions Guy Binsfeld offre une tribune aux publications scientifiques et se veut ouverte aux différentes disciplines de la science et de la recherche. Achetez cet ouvrage
Véronique Cnockaert, Bertrand Gervais, Marie Scarpa (Dirs). (2012). Idiots. Figures et personnages liminaires dans la littérature et les arts Presses Universitaires de Nancy, 260 p. Le territoire de l'idiot, s'il en a un, n’est, dans la littérature et les arts en tout cas, ni celui de la folie ni celui de la bêtise, ni même, au fond, celui de l’idiotie. Il s’y impose avant tout comme un révélateur d’identité et un réservoir d’altérité. Sa résistance et son opacité font de lui une figure de l’imaginaire sur laquelle viennent se greffer des valeurs et des attentes, qui se trouvent aussitôt dévoilées et possiblement déconstruites. Et, du point du vue d’une anthropologie du symbolique et d’une ethnocritique de la littérature, l’idiot est, malgré l’inconfort de la posture, un être des seuils et des frontières, de l’entre-deux mondes, un personnage liminaire. Figure de l’imaginaire, personnage liminaire : ces deux qualifications permettent de renouveler la pensée de l’idiot et ce sont elles que les essais réunis ici explorent, qu’ils portent sur Bécassine, Bouvard et Pécuchet ou la Esméralda, Ernesto, Valentin et Orson, le Berger extravagant, la Léone de Koltès et d’autres idiots encore qui semblent préférer ne pas (tout savoir)... IDIOTS est conjointement un volume de la Collection EthnocritiqueS – Anthropologie de la littérature et des arts et un hors-collection Figura. Il est le fruit d’une coopération scientifique étroite entre le CELTED-CREM de l’Université de Lorraine, FIGURA et le LEAL de l’Université du Québec à Montréal. Achetez cet ouvrage
Alain Rabatel, Marie-Laure Florea (Dirs). (2012). Evoquer la mort. Questions de communication 20 Presses universitaires de Nancy, 474 p. « Évoquer la mort » relève d'une problématique relativement différente de celle qui sous-tendait la livraison précédente, laquelle s'intéressait aux moyens utilisés pour « annoncer la mort » et à leurs enjeux. En effet, il s'agit encore, dans cette livraison comme dans la précédente, de dire et de montrer la mort, mais ce n’est souvent pas le cadrage principal donné à l’événement : ici, l’objet essentiel est d’expliquer la survenue du décès en tentant d’en circonscrire les raisons. Si l’on voit dans la mort un processus biologique de disparition naturelle et inéluctable d’un organisme vivant, cela peut sembler avoir un côté absurde. Cependant, l’évocation de la mort porte précisément sur des morts dont la manifestation paraît souvent dérangeante, voire scandaleuse, dans la mesure où ces morts-là donnent l’impression de pouvoir être évitées, comme dans le cas des conflits individuels, familiaux ou collectifs, ou encore dans des décès où le processus de la mort a pu être modifié en fonction d’une intervention humaine, comme dans les cas d’euthanasie, de suicide... En d’autres termes, évoquer la mort, c’est tenter d’évoquer la part de la responsabilité humaine, personnelle ou collective dans le déroulement d’un processus qui est certes un terme inéluctable mais que l’action humaine peut rendre plus ou moins proche, plus ou moins douloureux, plus ou moins (in)acceptable. Achetez cet ouvrage
Jean-François Diana, Vincent Meyer (Dirs). (2012). Images troublées, réalités morcelées, Alzheimer : incarnation du mal vieillir ? Bordeaux. Les études hospitalières. 164 p. Bien au-delà de la pathologie complexe qui la caractérise, la maladie d’Alzheimer – par les expertises qu’elle convoque et les représentations qu’elle génère – devient un sujet qui occupe désormais largement l’espace public. Des images troublées et des réalités morcelées qui, de proche en proche, incarnent un mal vieillir dans notre société, tel est le constat posé par l’Association mosellane d’aide aux personnes âgées et handicapées (AMAPA) et le Centre de recherche sur les médiations (CREM) de l’université Paul Verlaine-Metz ; constat qui a présidé à l’organisation de journées d’étude en 2010, associant des professionnels de la maladie d’Alzheimer et des universitaires. Celles-ci ont permis de mettre au jour les tensions existantes entre les pratiques quotidiennes en institution ou avec des aidants, et les représentations véhiculées autour de cette pathologie. Ainsi, encore pensée dans son hétérogénéité, la prise en charge de la maladie d’Alzheimer implique-t-elle plus que jamais que soient associées ses dimensions interpersonnelles, sociales, techniques et éthiques, en lien avec des dispositifs d’information, de communication et de médiation. Achetez cet ouvrage
Jean-Marie Privat, Marie Scarpa (Dirs). (2011). Anthropologies de la littérature. CRESEF. Pratiques 151/152 décembre 2011. Ce numéro s’est donné pour objectif principal de clarifier et de comprendre la configuration actuelle du champ des théories critiques qui tentent d'articuler poétiques des textes littéraires et problématiques ou concepts issus des sciences sociales. Si c’est plutôt la sociologie qui a été considérée ces quarante dernières années comme le paradigme englobant (elle a donné des outils aux diverses sociologies de la littérature et sociocritiques voire à certaines approches anthropologiques de la littérature), nous proposons de retourner la proposition. C’est le terme « anthropologie » (au pluriel dans le titre) qui est choisi ici pour son extension : nous avons souhaité définir davantage ce qu’il recouvrait dès lors qu’il était appliqué à la littérature et explorer la manière dont pouvaient s’articuler les diverses lectures qui s’inscrivent dans un tel champ du savoir. Certes, « le rapport de l'anthropologie à la littérature peut s'entendre de deux façons : pour éclairer une conception de l'homme et de ses comportements exprimés dans les textes, et pour analyser le littéraire comme une des composantes de l'anthropologie culturelle. » Mais nous nous sommes moins intéressés dans ce volume aux relations entre littérature et anthropologie (la littérature comme document ou modèle d'écriture, etc.) ou à la littérature comme anthropologie (en tant qu’elle donnerait des vérités sur l'humaine condition) qu'aux lectures anthropologiques – de type interprétatif – de la littérature, dans la mesure où cette dernière est, elle aussi, « un système symbolique ». Plus globalement, dans cette livraison, le lecteur pourra suivre une double ligne de force qui traverse l’ensemble des contributions et apprécier ce que l’anthropologie fait à la littérature et à la didactique, mais aussi ce que la littérature fait aux anthropologies des univers symboliques. Achetez cet ouvrage
Imad Saleh, Luc Massou, Sylvie Leleu-Merviel, Yves Jeanneret, Nasreddine Bouhai, Pierre Morelli (Eds). (2011). Hypermédias et pratiques numériques, H2PTM’11. Paris, Hermès-Lavoisier, 372 p. Au carrefour des sciences de l’information et de la communication, de l’informatique, de la sémiotique, de l’art et des sciences cognitives, la onzième édition de la conférence H2PTM présente un panorama des derniers avancements de la recherche et du développement des hypertextes et hypermédias. H2PTM’11 répond aux multiples défis posés par le développement actuel des technologies numériques et de leurs usages : applications décentralisées ou collaboratives, web intelligent, réseaux virtuels, documents numériques, jeux numériques, publication en ligne. Cet ouvrage analyse l’évolution actuelle des hypermédias en faisant appel à différentes approches, parfois en interaction : questions techniques (développement des applications nomades et composites, environnements virtuels ambiants), sociales (hypertextualisation des pratiques communicationnelles, nouvelles sociabilités), informationnelles (écritures collaboratives et hypertextuelles, recherche d’information via le web social ou participatif, indexation collaborative), et culturelles (mutations du jeu numérique, esthétique des interfaces web ou 3D, interculturalité). Cet ouvrage regroupe l’ensemble des communications de la onzième conférence internationale Hypermédias et pratiques numériques qui a eu lieu les 12/13/14 octobre 2011 à l’université Paul Verlaine-Metz. Achetez cet ouvrage
Marie-José Barbot, Luc Massou (Dirs). (2011). TIC et métiers de l'enseignement supérieur. Emergences, transformations Nancy, Presses universitaires de nancy, Questions de communication, série actes 14, 2011, 260 p. Prenant appui sur les résultats qualitatifs et quantitatifs d'une enquête sur les liens entre technologies de l'information et de la communication (TIC) et pratiques enseignantes, menée auprès d’enseignants-chercheurs en sciences humaines et sociales d’universités françaises et norvégiennes, cet ouvrage croise les regards de chercheurs français et internationaux en sciences de l’information et de la communication et sciences de l’éducation dans une perspective résolument interdisciplinaire. Évitant tout discours déterministe ou prescripteur sur la place des TIC au sein des universités et dans les métiers de l’enseignement supérieur, cette recherche se veut avant tout heuristique et critique, apportant des outils de lecture et de compréhension des questions en jeu dans les usages déclarés par les enseignants-chercheurs. L’ouvrage est structuré en quatre sections permettant d’évaluer la complexité du sujet : « TIC et conceptions pédagogiques », « TIC et approches des usages », « TIC et professionnalisation des enseignants-chercheurs », « TIC et politiques institutionnelles ». Ainsi invite-t-on à repenser le rapport, souvent établi, entre TIC et changement, et souligner l’importance de facteurs comme l’identité disciplinaire et professionnelle, la problématisation des modalités d’apprentissage des étudiants et la représentation du rôle de l’université chez les enseignants-chercheurs. Achetez cet ouvrage Corinne Martin & Thilo von Pape (Eds.). (2011). Images in Mobile Communication. New Content, New Uses, New Perspectives. Wiesbaden, VS Research, 210 p. This volume provides an original perspective on mobile communication, focusing on the emerging deployment of images in mobile phone usage: photography, video, mobile television, mobile internet, etc. Deeply embedded in our audiovisual culture, images possess the undeniable power to reshape the future of the mobile phone as an "individual mass medium". In this collection, European researchers in media and communication studies, sociology, anthropology and political science present empirical and conceptual work on a wide range of issues, including cultural change, new forms of sociability on individual and societal levels, tactics and strategies of users and producers, and finally, representations and imaginaries of the mobile phone in other established media. This book is written for researchers and students of sociology, communication studies and cultural studies as well as for practitioners of interactive media and online communication. Achetez cet ouvrage Béatrice Fleury & Jacques Walter (Dirs). (2011). Qualifier des lieux de détention et de massacre (4). Dispositifs de médiation mémorielle Presses Universitaires de Nancy, 420 p. Après avoir posé les bases de ce que recouvre la notion de qualification, puis traité des caractères territoriaux et humains qui particularisent certains lieux de mémoire, les chercheurs s’attachent ici à décrire, comprendre et mettre en perspective les dispositifs de médiation mémorielle. De quoi s’agit-il ? Donnant forme et visibilité au passé, ce type de dispositif est fondé sur des temporalités et spatialisations en tensions, fixant au présent des événements du passé en un lieu aux contours souvent mouvants, les tracés de faits anciens pouvant être redessinés au vu des impératifs contemporains. Répondant par ailleurs à des objectifs de transmission, celui-ci voit se rejoindre visées et attentes mémorielles, agents de mémoire et visiteurs devant partager un langage et des références communes. Ainsi le choix des faits et personnalités qui feront l’objet d’une attention particulière est-il un élément déterminant du contenu transmis et des moyens sollicités pour le relayer. Les traces de la temporalité s’incarnent donc dans l’appropriation d’un événement dont on peut suivre les infléchissements de sens au fil du temps comme autant de stratifications. De fait, il est impossible d’opposer histoire et mémoire, un événement n’apparaissant aux contemporains que sous les traits de l’interprétation qui en est donnée. Achetez cet ouvrage Alain Rabatel, Marie-Laure Florea (Dirs). (2011). Annoncer la mort. Questions de communication 19 Presses universitaires de Nancy, 424 p. Le dossier Annoncer la mort cherche à déterminer comment le mort (ou la mort, voire le vivant ?) est dit(e) et montré(e) dans les médias d'information. Sa subdivision prend en compte les types de médias afin de vérifier si la mort est dite à l'identique à la télévision ou dans la presse, si les nouveaux médias en ligne ont fait émerger de nouvelles façons de parler de la mort, plus personnelles, plus immédiates. Surtout, le présent numéro entend interroger ces modes de re-présentation afin de voir s'ils sont une façon de reconduire, sinon les formes des rituels, du moins les fonctions immémoriales des rituels par lesquelles les mots, comme les gestes – sans oublier qu’en l’occurrence les mots sont des gestes discursifs – témoignent de l’engagement de ceux qui font cortège au mort, afin de mettre des mots sur des émotions, de permettre la séparation d’avec le mort et le travail du deuil. Bref, il s’agit de voir sous quelles formes les vivants font mémoire de celui qui part, tout en faisant société pour faciliter le retour à la vie qui doit continuer. Le dossier se répartit en trois sous-ensembles : le premier est consacré à l’analyse des nécrologies et des faire-part de décès dans la presse écrite de la dernière décennie. Le deuxième s’intéresse à de nouveaux rituels commémoratifs sur la toile. Le troisième traite des évolutions des funérailles télévisées en France depuis l’origine. Achetez cet ouvrage Angeliki Koukoutsaki-Monnier. (Dir). (2011). Représentations du transfrontalier. Presses universitaires de Nancy, 2011, 300 p. Comment analyser les identités, les pratiques, les gouvernances et les politiques qui se développent au sein des espaces transfrontaliers ? Dans une perspective interdisciplinaire, les auteurs de ce volume proposent des réponses multiples pour comprendre les transfrontalités conçues, vécues ou perçues. Présentées lors du colloque international « Représentations du transfrontalier », organisé par le Centre de recherche sur les médiations à l’Université de Haute-Alsace, les analyses portent sur les expériences transfrontalières au sein de la Grande Région, dans l’espace du Rhin supérieur, dans la région franco-genevoise ou encore entre la France et l’Espagne. Elles concernent également des territoires français limitrophes d’autres non européens comme le Brésil et l’Afrique. Achetez cet ouvrage Laurence Denooz, Sylvie Thiéblemont-Dollet (Dirs). (2011). Le moi et l’autre. Presses universitaires de Nancy, 2011, 260 p. Dans ce volume consacré aux altérités, le moi et l’autre se voient questionnés et revisités au prisme de nombreux supports (art, cinéma, enquêtes, expositions, littérature, médias, radio, textes théoriques, etc.). Les auteurs étudient selon leur discipline les processus et les raisons qui font que les différences revêtent plusieurs aspects et suscitent ou non des types de discrimination à partir de laquelle un individu ou une communauté se définissent une position identitaire, et ce au sein ou en dehors d’une normalité contextuelle. Ces approches et analyses interdisciplinaires sont développées en quatre sections, « Éthique, espaces et altérité », « Écritures et altérités », « Altérités culturelles et artistiques » et « Identités et représentations de l’autre à soi ». Ainsi voit-on que les réflexions menées sur les identités souvent minoritaires rappellent la disparité des cultures et des points de vue, parfois juxtaposés et peu assimilables entre eux, mais qui peuvent tout à fait également donner lieu à des entremêlements intéressants et originaux. Achetez cet ouvrage Daniel Fabre, Jean-Marie Privat (Dirs). 2011. Savoirs romantiques. Une naissance de l'ethnologie. Collection EthnocritiqueS. Anthropologie de la littérature et des arts. Presses universitaires de Nancy, 2011, 354 p. Si l’ethnologie et l’anthropologie, avant de se constituer en savoirs spécialisés, ont une longue préhistoire, leur émergence véritable est justement située dans les parages de la philosophie des Lumières. Pourtant nous ressentons une affinité entre la curiosité ethnologique et un romantisme qui exalte les différences, exotiques et populaires, qui reconnaît la force poétique des langues et des traditions orales, qui fonde la modernité des nations sur des héritages de longue durée. Entre 1800 et 1850, l’expression de ces valeurs trouve chez les écrivains et les artistes, dont beaucoup sont encore des polygraphes heureux, des formes d’expression qui utilisent et parfois mêlent tous les genres: du traité de science morale au roman en passant parle récit de voyage et la recréation littéraire des poèmes et des récits de la tradition. Cet ouvrage revisite ces rencontres entre un savoir qui s’affirme et un champ littéraire et esthétique qui se réoriente et se diversifie. Mais son horizon est plus vaste. Le romantisme ne se contente pas d’accueillir les aspects pittoresques de l’altérité, il situe ces curiosités intenses sur l’horizon d’une critique morale et politique de la modernité qui tiendra une place décisive dans la naissance de l’ethnologie au sens présent du terme. Le progrès, cette idée d’une perfectibilité continue de l’homme, cette croyance en une positivité nécessaire de l’évolution a un revers préoccupant: l’inéluctable disparition des vaincus, victimes de la marche vers le futur. Alors que toutes les sciences de la société naissent du souci de gérer et d’améliorer les sociétés proches, l’ethnologie prend en charge les condamnés et les oubliés, qu’ils soient d’ailleurs ou d’ici, elle leur reconnaît une égale dignité comme expression de la situation humaine. Tel est l’apport profond et mal compris du romantisme auquel l’ethnologie doit non seulement ses choix d’objet, ses méthodes et son éthique mais sa proximité foncière avec la littérature qui, pour une part, veille aussi sur ces ruptures du temps et fait sortir du silence ces apocalypses culturelles. Premier volume d’une série vouée à la compréhension des relations entre la discipline ethnologique et les champs (littéraire, artistique, scientifique et politique) dans lesquels elle s’est inscrite, cet ouvrage conduit par Daniel Fabre et Jean-Marie Privat, rassemble les contributions de Noël Barbe, Jean-François Courouau, Daniel Fabre, Philippe Gardy, Philippe Martel, Jean-Marie Privat, Fañch Postic, Xavier Ravier, Claude Reichler et Claudie Voisenat. Achetez cet ouvrage Vincent Lowy (Dir). (2011). Cinéma et mondialisation. Esthétique des inégalités. Lormont, Ed. Bord de l’Eau, Collection "Mondialisation, culture et communication", 2011, 170 p. Militant pour le respect de l’environnement, imaginant des cauchemars sanitaires, pointant du doigt aberrations alimentaires et vertige bancaire, de nombreux cinéastes alertent les spectateurs sur les écueils qu’entraînent les processus globalisés. Mais ils s’enferment aussi dans de multiples contradictions, comme en témoigne le paradoxal Avatar (2010), film à tonalité écologiste qui vante le dialogue des cultures mais qui est sans doute l’objet culturel le plus hégémonique jamais produit. À l’heure où en Europe le refus de la mondialisation provoque un regain identitaire qui envahit le champ démocratique et condamne les exécutifs, de droite comme de gauche, à gérer la réaction, il importe de comprendre l’influence de ces films qui jouent sur une esthétique du choc, de la peur et du chaos. Par une surenchère de représentations millénaristes ou apocalyptiques, ils minimisent les enjeux culturels et démocratiques de cette évolution. Véhiculée par des angoisses sécuritaires, l’idée de catastrophe systémique devient ainsi la métaphore des inégalités de masse qu’entraîne la mondialisation : elle entretient l’impression d’une impuissance du politique et contribue à la perception globale d’un monde en voie d’effondrement. Achetez cet ouvrage Christophe Bardin, Claire Lahuerta, Jean-Matthieu Méon (Dirs). Dispositifs artistiques et culturels. Création, institution, public. Lormont, Ed. Bord de l’Eau, Collection "Documents", 2011, 180 p. Réfléchir en termes de « dispositifs » artistiques et culturels est un moyen d’explorer les liens qui se nouent entre création, institution et public. En sciences sociales, le « dispositif » est une notion débattue, éclatée au-delà de ses diverses définitions, il soulève des questions d’agencement d’éléments hétérogènes, d’intention et d’effets, de tension entre liberté et déterminisme. Autant de problématiques qui trouvent tout leur sens en matière artistique et culturelle. Cette approche permet de tenir sur les œuvres et les pratiques artistiques un regard à la fois interne (leurs éléments constitutifs, les intentions et les représentations dont ils sont porteurs, les stratagèmes et les méthodes qui président à leur agencement) et externe (les conditions et les formes de leur mise en scène, de leur présentation au public, de leur réception individuelle et collective). L’analyse est appuyée sur des cas empruntés à différents secteurs artistiques et culturels. L’art contemporain sous ses diverses formes, la littérature, le spectacle vivant (théâtre, danse), les arts décoratifs, le cinéma, la photographie et leurs institutions (entreprises, édifices, expositions) sont tour à tour convoqués. La réflexion académique rejoint ainsi des préoccupations communes à tous ceux qui participent à ces phénomènes : artistes, critiques, médiateurs, responsables institutionnels, publics. L’ensemble des contributions a été réalisé sous la codirection de Christophe Bardin, Claire Lahuerta et Jean-Matthieu Méon, dans le cadre des travaux du pôle Praxitèle du Centre de recherche sur les médiations (CREM). Achetez cet ouvrage Claire Lahuerta (2011). L'œuvre en scène ou ce que l'art doit à la scénographie. Figures de l’art 18. Pau, presses universitaires de Pau et des Pays de l'Adour. Les arts plastiques aujourd’hui répondent de plus en plus pertinemment à la demande d’anti-conformisme des publics, aux besoins d’extrême, au désir d’évasion. Les œuvres ne sont plus seulement présentées, mais souvent réellement mises en scène, dans un cadre qui lui-même fait œuvre, de sorte que le spectateur se trouve pleinement immergé dans une proposition environnementale, quand bien même la pièce n’est pas une installation. Ancré dans les savoir-faire issus du théâtre, l’art de la scène injecte à la sphère plasticienne des compétences extraordinaires, où le son, la lumière. le parcours du spectateur, la gestion des flux, donnent une épaisseur particulière à la pièce proposée. Théâtralité, mise en espace, jeux de scène, son et lumière, autant de termes qui profilent des œuvres transversales entre une scène autrefois dédiée au seul théâtre et celle, académique elle aussi, consacrée à l’exposition. Alors que les arts eux-mêmes se décloisonnent, dans leurs formes, chaque dispositif créateur semble glisser et se fondre vers des spécialités voisines : ainsi en est-il de la danse et de la performance, de l’installation et du théâtre, du chant et de la poésie sonore, de la peinture et du décor, du design plasticien et de l’accessoire. Et dans ce glissement, l’œuvre polymorphe entraîne avec elle des potentialités décuplées, absolument fécondes, et tout à fait actuelles. Ce sont ces nouvelles spécialités que le numéro 18 de Figures de l’art propose de mettre en lumière, en interrogeant ce que la scénographie fait à l’œuvre, et ce, qu’en retour, l’œuvre impulse à la scénographie : penser ces entre champs, ces passerelles et ces techniques, grâce au décryptage aigu et à la poésie incisive des mises en œuvre vagabondes. Achetez cet ouvrage Marieke Stein (2011). Victor Hugo. L'universel. La documentation française. Collection Tribuns. 105p. On connaît le Victor Hugo écrivain et poète. Mais qui connaît Victor Hugo homme politique ? Voici enfin réunit l'homme politique, brillant orateur au verbe puissant et l'homme de lettres, à l'inspiration féconde. Une nouvelle parution très attendue de la collection : " Tribuns " tant sont indissociables ces deux dimensions du personnage. L'ouvrage en propose une approche chronologique : Le poète dans les révolutions : 1802-1841 D'une tribune à l'autre : Victor Hugo pair de France : 1841-1848 Victor Hugo face à la République : 1848 Le passage à l'opposition : 1849 Le grand orateur républicain : 1849-1851 Le rocher de l'exil, tribune universelle : 1852-1870 Le grand-père de la République : 1870-1885 Conclusion Glossaire Le cahier central contient des illustrations (photos, " unes de journaux ", caricatures, ...). Achetez cet ouvrage Mona Aghababaie, Audrey Bonjour, Adeline Clerc, Guillaume Rauscher. (Dirs). (2010). Usages et enjeux des dispositifs de médiation. Presses universitaires de Nancy, 2010, 149 p. Les contributions de cet ouvrage prolongent la réflexion engagée lors du colloque sur les dispositifs de médiation, organisé par l’Association des jeunes chercheurs du Centre de recherche sur les médiations (AJC CREM). L’objectif est de discuter et d’interroger les théories, les méthodes et les spécificités de cette notion. Dans le cadre d’échanges pluridisciplinaires, plusieurs caractéristiques des dispositifs de médiation, qui permettent de préciser les fonctions et le sens de ceux-ci, ont été relevées. Les contributions des trois parties de l’ouvrage – « Images et événements », «Technologies de l’information et de la communication » et « Organisations et institutions » – définissent et questionnent les différents usages et enjeux des dispositifs de médiation. Finalement, dans des dispositifs culturels, technologiques et/ou institutionnels, la médiation atténue le cadrage formel et initial des dispositifs et vient se heurter à ses logiques de fonctionnement. Achetez cet ouvrage Audrey Alves, Maria Pourchet (dirs). (2010). Les médiations de l’écrivain. Les conditions de la création littéraire. Paris, L'Harmattan. Collection culture et civilisation. 272p. L’exercice littéraire implique différentes situations de communication qui concourent à l’existence, à la signification d’une œuvre, comme à celle d’une personnalité auctoriale. Ces opérations peuvent être avantageusement comprises à la lumière du concept de médiation. Mobilisant, parmi les écrivains classiques ou contemporains, une quinzaine de cas, les contributeurs de cet ouvrage s’intéressent tour à tour aux avant-textes, aux paratextes, aux contraintes éditoriales, aux épreuves de la promotion médiatique ou de la reconnaissance. Un matériau qu’ils soumettent utilement au champ de questionnements suivant : que nous disent ces supports et processus de médiation, des modalités de l’écriture ? Qu’éclairent-ils de la complexité des rapports de l’écrivain à son travail, à la réception de celui-ci, à sa propre image ? Que nous révèlent-ils du sens de l’œuvre et de l’auteur, des représentations sociales du livre, de la littérature, de l’écriture, de l’écrivain d’hier et d’aujourd’hui ? Achetez cet ouvrage Catherine Kellner, Luc Massou, Pierre Morelli (dirs). (2010). Les non-usagers des TICS. Questions de communication 18. Nancy, Presses universitaires de Nancy, 335 p. Dans la montée en puissance de l'usage des technologies de l’information et de la communication (TIC), les non-usagers constituent plus qu’une anomalie, en particulier lorsqu’il s’agit de l’internet. Des études récentes montrent l’existence d’un « effet plateau », c’est-à-dire d’un net ralentissement de la croissance des internautes depuis 2002 dans les pays développés (Chia, Li, Detenber, Lee, 2006 : 589-609), voire d’une stagnation de la proportion des non-usagers de l’internet d’une année à l’autre (Smith, 2010). Et si ce taux témoigne de la présence d’une frange d’irréductibles, on sait aussi que ces non-usagers peuvent, à plus ou moins long terme, devenir des usagers (Chia, Li, Detenber, Lee, 2006 : 590-591). A contrario, on sait aussi que des usagers peuvent, à un titre ou un autre, momentanément ou régulièrement, devenir des non-usagers. Dans la littérature scientifique – francophone ou anglo-saxonne – la question des non-usages est rarement posée comme une problématique en tant que telle. Elle y est abordée comme un cas particulier d’usage si ce n’est, la plupart du temps, comme un défaut d’usage. Or, la question du non-usage est suffisamment complexe pour justifier qu’on la traite en tant que telle. L’une des interrogations consiste donc à savoir, alors que la généralisation des connexions à l’internet est effective dans les pays occidentaux, quelles sont les motivations et facteurs qui expliquent la persistance des non-usages. On montrera ici qu’être non-usager témoigne parfois d’un positionnement (refus de la modernité et de la suprématie des technologies, résistance-s au changement…) qui relève d’un choix délibéré, affirmé ou revendiqué (position de principe). Toutefois, on verra aussi l’émergence de facteurs qui complexifient la cartographie et le rapport entre usages et non-usages. Achetez cet ouvrage Sylvie Thiéblemont-Dollet, Vincent Meyer (dirs). (2010). Design des lieux et des services pour les personnes handicapées. Bordeaux, Editions hospitalières, 122 p. Les textes rassemblés dans cet ouvrage émanent des premiers travaux du nouveau comité CŒUR (Comité d’orientation, d’éducation, urbain et de recherche) sous l’égide de l’association Turbulences. Dans une optique pluridisciplinaire (sciences de l’information et de la communication, sciences de gestion, médecine et droit) et professionnelle (art, architecture, ergonomie, domotique et robotique), ces contributions se centrent sur les structures et les conditions d’accueil dans différents lieux de vie, et étudient la nature des services que ces derniers offrent aux personnes handicapées ; ceci à l’aune de différentes expériences en cours (françaises et étrangères) et des récentes évolutions réglementaires. Ainsi, un design des lieux et des services ne doit-il pas être compris dans une logique purement économique et marchande, mais comme une démarche qui s’intègre dans différentes stratégies de développement des établissements sociaux et médico-sociaux. Celle-ci doit accorder une place importante à la créativité et à l’innovation sociale au service et dans le respect des personnes handicapées. En ce sens, les problématiques développées ici ne concernent pas la seule dimension architecturale, mais également les conditions d’une prise en charge et des interactions qui en découlent, pour améliorer au quotidien leur qualité de vie et contribuer ainsi à leur meilleure intégration dans la société. Achetez cet ouvrage Violaine Appel, Hélène Boulanger, Luc Massou (dirs). (2010). Les dispositifs d'information et de communication. Concepts, usages et objets. Bruxelles : De Boeck Supérieur, 248p Depuis les travaux de Michel Foucault, la recherche autour de la notion de dispositif et de ses multiples utilisations n’a cessé de se développer. En près de trente ans, elle en a identifié de nouvelles dimensions, dont la nature ne porte plus uniquement sur les rapports de pouvoir et le contrôle social. Se pose dorénavant une réflexion qui prend sens au sein de différentes formes de tensions et de médiations qui s’articulent et interagissent dans des dispositifs médiatiques, numériques ou communicationnels en constante évolution : télévision, internet, téléphone mobile, outils collaboratifs… Concept, usages et objets : le débat scientifique sur le dispositif est encore largement ouvert. Porté par de multiples échanges initiés au sein du CREM (Centre de recherche sur les médiations), cet ouvrage a pour ambition d’interroger les fondements théoriques de la notion de dispositif et d’en analyser les usages par les chercheurs, à travers l’étude d’un ensemble varié et complémentaire d’objets techniques, de stratégies et de comportements sociaux inscrits dans différents champs de l’information et de la communication : journalisme, communication des organisations, médiatisation d’événements, information électronique, enseignement à distance, travail collaboratif, art numérique, publicité, mobilisations. En cela, il s’adresse à tout chercheur, étudiant ou professionnel averti et intéressé par cette notion-clé qui, au regard de l’évolution actuelle de nos sociétés, interpelle de nouvelles pratiques communicationnelles et permet d’en évaluer la complexité. Achetez cet ouvrage Vincent Meyer (dir). (2010). Normes et normalisation en travail social Pour une posture critique entre responsabilité, résistance et créativité. Travaux du Comité scientifique de l'éthique, des pratiques professionnelles et de l'évaluation du GEPSo. Bordeaux : Éd LEH. Dans l'environnement néolibéral de ce début de XXIe siècle, l'évaluation s'est étendue à tous les domaines de l'activité humaine. Ainsi, dans le travail social se déploie, de proche en proche, un « prêt-à-évaluer » qui réussirait même l'exploit de s'adapter, par ses logiciels et référentiels, à la réalité du quotidien des établissements ou services, et à la complexité des situations sociales de leurs usagers. Dans ce marché de l'évaluation en proie à une profusion de critères quantitatifs, et face aux logiques de performance, comment prévenir le risque de « normer » l'engagement des professionnels et de « normaliser » leurs pratiques ? Dans une approche à la fois critique et constructive, les contributions réunies par le Comité scientifique de l'éthique, des pratiques professionnelles et de l'évaluation du GEPSo analysent ces notions et abordent cette question dans une perspective interdisciplinaire privilégiant toujours un partage d'expériences et ceci avec deux dimensions éminemment complémentaires : celle des dispositifs institutionnels, qui doivent plus que jamais répondre au besoin croissant de solidarité dans notre société, et celle des pratiques professionnelles, qui ne peuvent se concevoir que dans l'intérêt de l'usager. Avec la contribution de : Dominique Rolin, Dominique Pené, Vincent Lowy, Jean-René Loubat, Michèle Lapeyre, Anne-Marie Helvétius, Claude Falgas, Dominique Fablet, Pierre Delor, Jean-Yves Dartiguenave, Michel Chauvière, Christian Bonah, Jean-Pierre Rault, Michel Legros, Jean Briens Achetez cet ouvrage Gaëlle Crenn, Jean Luc Deshayes (dirs). (2010) Avec la collaboration de Sonja Kmec. La construction des territoires en Europe. Luxembourg et Grande Région : Avis de recherches. Presses universitaires de Nancy, 244 p. La construction des territoires en Europe est un ouvrage issu des séminaires organisés par la Maison des Sciences de l’Homme Lorraine en collaboration avec l’Université de Luxembourg, en 2008 et 2009. L’essentiel des contributions concerne un espace transfrontalier de coopération territoriale appelé Grande Région qui regroupe des entités de quatre États : le Grand Duché de Luxembourg, la Wallonie et les Communautés française et germanophone en Belgique, la Lorraine en France et les Länder de Sarre et de Rhénanie-Palatinat en Allemagne. L’événement « Luxembourg et Grande Région, capitale européenne de la culture 2007 » en est une des manifestations emblématiques. Les travaux présentés permettent, non seulement de faire un état des lieux des recherches sur la Grande Région, mais aussi de s’interroger sur les raisons du développement de cet objet privilégié. Dans une perspective multidisciplinaire, ils interrogent les fondements historiques et stratégiques de la construction de l’objet Grande Région, questionnent la validité de cette échelle territoriale privilégiée de l’action publique, observent les incidences de la mobilisation de la Grande Région dans un événement culturel visant à renforcer son existence dans l’esprit des populations. Acheter cet ouvrage Philippe Chavot, Anne Masseran (dirs). (2010). Les cultures des sciences en Europes. Questions de communication, 17. Presses universitaires de Nancy, 424 p. Ce dossier n'a pas la prétention de « résoudre » des questions de communication, ni même d'ouvrir des pistes inédites, nous espérons plus prosaïquement apporter une pierre au vaste chantier que représente la médiation scientifique et technique, tant sur les plans des pratiques et des politiques, que sur celui de la recherche. Les contributions ici réunies ouvrent plus de questions qu'elles ne stabilisent de réponses, témoignant ainsi d'une volonté d'interroger - plutôt que d'avaliser - tout résultat « définitif » ou toute directive prétendument « salvatrice ». Et en effet, la mise en culture des sciences en Europe apparaît comme une entreprise fragmentée - et peut-être nécessairement fragmentaire tant elle résiste aux tentatives d'unifications -, investie par une communauté épistémique aux compétences diverses, traversée par des « sujets chauds » et structurée par des paradigmes robustes. Elle représente un défi permanent ne serait-ce que parce qu'elle constitue aujourd'hui l'un des points de cristallisation des enjeux environnementaux, sociaux, économiques et politiques. Ces problématiques sont mises en contexte dans différents pays européens et sont explorées par des chercheurs issus de plusieurs disciplines, sciences de l'information et de la communication, histoire des sciences, études sociales des sciences. Achetez cet ouvrage Vincent Goulet (2010). Médias et classes populaires. Les usages ordinaires des informations. Paris, Ina éditions, coll. Médias essais. Finalement, à quoi servent les informations ? Qu’est-ce qui nous pousse, chaque matin, à allumer la radio ou la télévision pour savoir “ ce qui s’est passé ” durant la nuit ? Pour répondre à ces questions, l’auteur a mené une enquête auprès des “ gens ordinaires ” d’un grand ensemble HLM de la banlieue bordelaise. A travers des observations et des entretiens, il dresse le portrait des rapports intimes que les gens des milieux populaires tissent avec les informations. Les actualités ne servent pas seulement à forger son opinion de citoyen ou à justifier ses prises de position politique, loin s’en faut. Il s’agit aussi de gérer son angoisse devant les aléas d’une existence précaire, de trouver sa place dans la hiérarchie sociale et de rendre supportable sa condition de dominé, gérer sa vie conjugale et amicale, transmettre des valeurs et des visions du monde à ses enfants. Prendre au sérieux l’intérêt manifesté pour les faits divers, le sport, les pages people mais aussi pour certains problèmes économiques et sociaux, permet de mieux saisir toutes les fonctions sociales des actualités. A travers les commentaires qui en sont faits dans les espaces publics ou dans la sphère privée, il apparaît que les rapports de classes s’expriment de façon aiguë, avec une attention toute particulière aux questions de justice et d’équité. Contribution à la connaissance des classes populaires contemporaines et à leurs formes spécifiques de compétence politique, ce livre suggère la diversité des usages que chacun peut faire, quel que soit son milieu social, de ces biens culturels particuliers que sont les informations. Achetez cet ouvrage Béatrice Fleury (2010). Dossier : L'aveu. Témoigner. Entre Histoire et Mémoire. n°107 avril-juin 2010. Kimé/Fondation Auschwitz, Paris/Bruxelles. Au cours de l’Histoire, l’aveu s’est déplacé de la sphère judiciaire (et/ou du christianisme) vers d’autres composantes sociales. Si bien qu’aujourd’hui, il se manifeste ou s’exprime en nombre d’occasions, ce dont attestent les contributeurs à ce dossier qui envisagent l’aveu dans ce qu’il a de structurant. En effet, qu’ils soient linguistes, spécialistes en études littéraires, historiens, chercheurs en sciences de l’information et de la communication, ces derniers montrent, à partir de l’analyse de textes – littéraires ou non –, de films – de fiction ou pas –, et/ou d’événements particuliers, que l’aveu témoigne du rapport qu’un groupe ou une personnalité entretient à son passé et à son avenir, en même temps qu’aux autres, c’est-à-dire à ceux qui en sont les destinataires. Mais si plusieurs auteurs montrent comment l’aveu dit le vrai, d’autres montrent aussi qu’il peut s’en éloigner, ou faire accéder à une vérité autre que celle que son audience pourrait en attendre. Pour acheter cet ouvrage: kime.editions@wanadoo.fr Céline Ségur (2010). Les recherches sur les téléspectateurs. Trajectoires académiques. Paris, Hermès, 200 p. Devenus à leur tour un objet de recherches, les téléspectateurs sont désormais étudiés du point de vue de leur histoire cognitive et de leurs trajectoires académiques. Cet ouvrage analyse la constitution et l’incarnation des ramifications d’un domaine de recherches instable en quête de définitions. De l’émergence de cet objet à son enracinement dans le champ académique, Les recherches sur les téléspectateurs propose de comprendre comment et dans quelles conditions réticulaires les téléspectateurs ont pu figurer à l’agenda des recherches. Une attention particulière est portée aux conditions d’exercice du rôle de certains acteurs principaux et à la manière dont celles-ci éclairent les problématiques de production et de diffusion des connaissances. Ce panorama dynamique de quarante années de travaux sur les téléspectateurs est une source d’informations pour les étudiants en sciences de l’information et de la communication et en sociologie des médias. Acheter cet ouvrage Régine Beauthier, Jean-Matthieu Méon, Barbara Truffin (Dirs). (2010). Obscénité, pornographie et censure. Les mises en scène de la sexualité et leur (dis)qualification (XIXe-XXe siècles) . Les Editions de l’Université de Bruxelles. L’obscénité et la pornographie renvoient non à l’essence de certaines formes de mise en scène de la sexualité mais à la qualification – morale, religieuse, juridique, littéraire… – qui en est faite par les acteurs sociaux. L’enjeu est le plus souvent de justifier leur libre circulation ou au contraire la nécessité de l’encadrement de leur production et de leur diffusion. La censure – entendue ici au sens souple de disqualification d’un contenu – est donc un des critères mêmes de définition de la pornographie et de l’obscénité. A partir de cas allant du XIXe siècle à nos jours, l’ouvrage met en lumière la diversité des phénomènes d’étiquetage, de leurs modalités, de leurs auteurs, de leurs logiques et de leurs conséquences. Les contributions rassemblées dévoilent les mobilisations qui conduisent au classement comme obscène d’une œuvre ou d’un acte – livre, bande dessinée, film, photo, dessin, poème, pièce de théâtre, scènes de music-hall, … – ainsi que la pluralité des enjeux – moraux, politiques, culturels, scientifiques… – qui s’attachent à ces qualifications. Il souligne la multiplicité des arguments avancés pour justifier les frontières ainsi dessinées entre le « condamnable » et le « tolérable ». Illustrant les formes très variées que peut prendre, selon les contextes et les objets, le contrôle des produits obscènes ou pornographiques, les contributions permettent aussi de saisir les effets des étiquetages et notamment leur contournement ou leur réappropriation. Ancré dans des disciplines multiples (juridique, littéraire, historique, sociologique, philosophique, psychanalytique…), les auteurs ont privilégié une approche constructiviste, tournée vers des études empiriques et socio-historiques, attentives aux luttes des acteurs de l’espace social. Leurs contributions sont articulées autour de questions communes ou transversales : les catégories qui fondent les (dis)qualifications, à travers une approche du droit ; la centralité des enjeux culturels dans la (dis)qualification des mises en scènes de la sexualité et les conséquences de ces processus, permettant de saisir combien les formes mêmes des représentations de la sexualité sont influencées par les discours dont elles font l’objet. La dernière partie propose un déplacement du regard, en traitant de la façon dont les mises en scène de la sexualité peuvent être appropriées, c’est-à-dire requalifiées, dans des perspectives militantes, d’interrogation de l’ordre social, de contestation ou de réaffirmation des rapports de pouvoir. Dans la mesure du possible, et en tirant partie des possibilités offertes par une publication électronique, différentes contributions s’appuient sur des illustrations. L’ouvrage donne de la sorte un accès plus direct à une partie de ces mises en scène de la sexualité qui ont fait l’objet de critiques, de polémiques et de censures. Le lecteur pourra aussi ainsi lui-même mesurer et apprécier, et pourquoi pas rejeter ou partager, ces (dis)qualifications que cet ouvrage souhaite analyser. Consulter et télécharger gratuitement l'ouvrage Sylvie Craipeau, Sébastien Genvo et Brigitte Simonnot. (Dirs). (2010) Les jeux vidéo au croisement du social, de l’art et de la culture Presses universitaires de Nancy, 244 p. Parfois qualifiés de sérieux ou de pervasifs, les jeux vidéo occupent désormais massivement les marchés du divertissement. Phénomène de grande ampleur, cet objet ne peut plus être ignoré des recherches en sciences humaines et sociales. Comme les game studies anglo-saxonnes, les recherches vidéoludiques francophones ont connu un essor au tournant du nouveau millénaire. Et si les deux champs présentent des similitudes et nourrissent des échanges, les approches francophones cultivent également leurs singularités, comme en attestent les textes réunis dans ce volume. Ces travaux s’inscrivent dans une démarche pluridisciplinaire qui cherche à éviter deux travers répandus dans les analyses du jeu vidéo : la stigmatisation et la fascination. Interroger la notion de jeu amène à s’intéresser à ses fonctions sociales, éducatives ou culturelles mais aussi à considérer sa dimension esthétique. Comprendre le phénomène, c’est aussi identifier ce qui fonde nos représentations du ludique à un moment et en un lieu donné, en étant attentif aux dynamiques d’évolution de ses manifestations. Les analyses proposées ici se situent donc résolument au croisement du social, de l'art et de la culture. Acheter cet ouvrage Sylvie Thiéblemont-Dollet, Angeliki Koukoutsaki-Monnier. (dirs).(2010). Médias, dispositifs, médiations. Presses universitaires de Nancy, 205 p. Ce volume interroge l’apparition et le fonctionnement de dispositifs dans des contextes médiatiques et de médiation, notamment dans le domaine de la communication et/ou de la diversité interculturelles. Si la notion de dispositif est particulièrement pertinente pour aborder ces sujets, c’est parce qu’elle permet d’appréhender les stratégies, les pratiques et les objets liés à l’interculturalité en tant que réseaux signifiants dont les articulations sont souvent peu visibles. En effet, les contributions rassemblées dans cet ouvrage mettent en lumière le caractère à la fois structuré et structurant du dispositif, objet fluide, en construction et reconfiguration perpétuelles, résultat de stratégies de pouvoir, mais aussi générateur de cadres de signification et d’action. Il s’avère ainsi que si la mise en place d’un dispositif cherche toujours à répondre à un besoin ou une visée stratégique, son pouvoir symbolique dépasse les intentions de ces concepteurs, puisqu’il influe directement sur la construction du savoir et l’affirmation de ce qui devrait être considéré comme « vrai ». Les réflexions que les auteurs développent dans cet ouvrage devraient permettre à toutes celles et ceux qui s’intéressent à la communication et à la diversité interculturelles, de mieux saisir les limites et les enjeux de ces notions. La mise en exergue des rôles des dispositifs médiatiques ou de médiation révèle les difficultés inhérentes à la gestion de l’interculturalité, à laquelle les sociétés contemporaines sont de plus en plus confrontées. Acheter cet ouvrage Jamil Dakhlia (2010). Mythologies de la peopolisation. Paris : Le Cavalier Bleu éditions, 96 p. Comportements et discours people des politiques, mise sur orbite de « vedettes » au succès médiatique aussi immédiat que sans lendemain, étalage consenti ou forcé de l'intimité... Aujourd'hui, la peopolisation est à la fois omniprésente et universellement contestée. Mais au-delà de ses mythologies rose et noire, son expansion va de pair avec la démocratisation de notre société. Aussi, pourquoi ne pas voir en elle un facteur d'ouverture et de dynamisation de l'espace public plutôt qu'un énième avatar de la société du spectacle ? Achetez cet ouvrage Jacques Walter (2010). Dossier : Faux témoins, Témoigner. Entre Histoire et Mémoire. n°106 janvier-mars 2010. Kimé/Fondation Auschwitz, Paris/Bruxelles. Dans les sciences humaines et sociales contemporaines, les travaux sur le témoignage et les témoins se sont multipliés. Revers de la médaille, les faux témoignages et les faux témoins sont plutôt délaissés ou laissés en pâture à leurs dénonciateurs. Pourtant, on peut prendre le phénomène au sérieux. Ce dossier le met ainsi « à l’épreuve » en répondant à une série de questions : si l’on est souvent « pris à témoin », quelles sont les configurations sociales et psychologiques faisant qu’on est « pris », plus ou moins longtemps, par la croyance en un faux témoignage ? Quel est le rôle des industries culturelles et médiatiques dans ce phénomène ? Comment penser les relations entre faux témoignage, témoin fictif et fiction ? Pour acheter cet ouvrage: kime.editions@wanadoo.fr Isabelle Roskam, Vincent Meyer, Jean-Luc Deshayes (eds) (2009). Figures d'attachement et soins du lien mère-enfant : Une recherche-action transfrontalière. Paris : L'Harmattan, 173 p. Le lien mère-enfant à fait l'objet d'une littérature conséquente. Souvent signé de chercheurs issus de différentes disciplines (psychologie,sociologie ou médecine) ces travaux ont accordés une place très inégale aux professionnels oeuvrant quotidiennement à la consolidation de ce lien primordial. Aussi, cet ouvrage présente t-il les résultats d'une recherche action transfrontalière (Lorraine, Wallonie et Grand Duché du Luxembourg - programme européen Interreg III) où des professionnels témoignent de leurs savoir en réservant aux chercheurs universitaires un rôle d'accompagnateur. Achetez cet ouvrage Vincent Goulet, Philippe Ponet (2009). Questions de communication, Journalistes et sociologues. n°16. Un ensemble complexe d'interdépendances, l'enchevêtrement de multiples logiques, l'interpénétration des méthodes et des outils. Voilà ce qu'il ressort des quelques études consacrées aux relations qu'entretiennent journalistes et sociologues. Ainsi y est-il toujours question de « ligne de partage » plus ou moins floue (Ruellan, 1992 : 25), de « frontières entre les deux camps », de « zones de contact », « d'étanchéité » (ibid.), des « proximités et malentendus » qui en découlent (Charon, 1996 : 17). On y traite également des méthodes et des outils (coupures de presse, entretiens), par l'analyse des emprunts légitimes et des emprunts sauvages » (ibid. : 30) que peuvent faire journalistes et sociologues, on y évoque les conflits de légitimité, les rapports différenciés aux « faits réels ». Achetez cet ouvrage Béatrice Fleury et Jacques Walter (eds) (2009) Qualifier des lieux de détention et de massacre (2). Territorialisation, déterritorialisation. Presses universitaires de Nancy, 348 p. Dans la suite de Qualifier des lieux de détention et de massacre, paru en 2008, le volume Territorialisation, déterritorialisation s’attache au mouvement à l’œuvre dans un territoire dont le bornage spatial et symbolique évolue au fur et à mesure qu’augmente le temps séparant une période répressive de sa mise en visibilité mémorielle. À des dispositions caractérisées par des particularismes physiques peuvent être associés des facteurs qui sont matériels – par exemple régis par des facteurs faisant qu’un lieu est à même ou non d’accueillir une démarche commémorative – et immatériels, en lien avec des questions politiques, idéologiques, affectives, esthétiques. Qu’il s’agisse d’exposer les « régimes de visibilité/invisibilité » et les « mobilités répressives et mémorielles » sur lesquels ces contraintes se fondent, ou qu’il s’agisse de présenter les fluctuations perceptibles dans la dynamique qui va « des lieux de répression aux controverses mémorielles » ou dans celle qui articule « des lieux et des maux dans des mots », les contributions analysent comment des lieux de détention, de concentration et d’extermination voient leurs frontières physiques et psychologiques se déplacer au gré d’intentions ou d’interactions diverses. Achetez cet ouvrage Jürgen Maier, Michaela Maier, Marcus Maurer, Carsten Reinemann, Vincent Meyer (eds.) (2009). Real-Time Response Measurement in the Social Sciences. Frankfurt: Peter Lang Internationaler Verlag der Wissenchaften. 208 p. Do people like a movie? Are consumers attracted by a broadcast commercial? How do voters evaluate the performance of political candidates in a televised debate? Traditional study designs measure the effects of those media stimuli after a recipient has been exposed to the entire movie, commercial, or debate. This approach has its limitations. Although we can learn if people like a particular stimulus as a whole we cannot tell which elements of the stimulus are responsible for the overall judgment. Real-time response (RTR) measurement provides this information. By recording individual spontaneous reactions to media messages on a second-by-second basis this technique offers unique insights into human information processing. Acheter cet ouvrage Dubois, Vincent & Méon Jean-Matthieu & Pierru Emmanuel (Dir.) (2009). Les mondes de l’harmonie. Paris : La Dispute, 312 p. On annonce depuis près d’un siècle la disparition des orchestres d’harmonie. Ces ensembles d’instruments à vent, héritage du mouvement orphéonique dont l’origine remonte au dix-neuvième siècle, sont principalement ancrés dans un monde rural et populaire aujourd’hui largement révolu. Si elle a décliné, cette pratique n’en demeure pas moins importante. Plusieurs milliers d’orchestres constituent le cadre de la formation et de l’activité musicales d’amateurs de tous âges. Comment se maintient une forme culturelle quand les bases sociales qui en ont favorisé le développement se délitent ? Comment est vécue une pratique socialement dévalorisée et référée négativement au modèle culturel légitime ? Ces deux questions guident l’exploration d’un univers musical qui n’avait jusqu’ici jamais fait l’objet d’une enquête sociologique. Acheter cet ouvrage Thieblemont-Dollet, Sylvie (Dir.) (2009). Minorités interculturelles et médias. Nancy : Presses Universitaires de Nancy, 218 p. Cette troisième édition de la collection "interculturalités" intitulée Minorités interculturelles et médias dirigée par Sylvie Thiéblemont-Dollet, confronte des points de vue autour de la notion de visibilité interculturelle (vs invisibilité), des populations immigrées et/ou d'origine immigrée installées en Europe et ailleurs dans le monde, dans les espaces publics et médiatiques. Les chercheurs y ont mis en perspective les dimensions interculturelles, les liens et/ou les ruptures, entre les populations considérées comme ancrées dans les pays d'accueil, celles plus récemment ou nouvellement installées et celles temporairement établies, par le biais de différents supports médiatiques (blogs, forums internet, presse écrite, télévisions locales, séries télévisées, documentaires, etc.). ainsi, les notions de visibilité et de minorité interculturelles ont été discutées au prisme de l'une et de l'autre. Par ailleurs, inscrit dans le cadre de l'année européenne du dialogue interculturel (2008), cet ensemble de contributions a pour objet de sensibiliser à la construction d'une citoyenneté européenne dans le respect des différences culturelles pluralistes, y compris des minorités, d'inciter à promouvoir le dialogue interculturel et de développer auprès du public une conscience multiculturelle, un respect des traditions et des valeurs culturelles de l'autre. Acheter cet ouvrage Simonnot, Br. (Dir.) (2009). Moteurs de recherche – Usages et enjeux. Questions de communication, 14, 7-139. Alors qu’ils ont à peine plus de dix ans, les moteurs de recherche Web sont devenus familiers et parfois indispensables. Leur usage s’est banalisé dans des situations très diverses de la vie quotidienne, que ce soit en contexte professionnel ou privé (Savolainen, 1995). Qu’il s’agisse de planifier un déplacement, de s’informer sur l’actualité, sur des questions de santé, lors d’étapes importantes de la vie personnelle ou plus simplement pour les loisirs, les individus se tournent de plus en plus souvent vers les ressources en ligne. Les moteurs de recherche commerciaux capitalisent cette audience : de nombreuses enquêtes montrent que l’activité de recherche d’information (ri) arrive en bonne place dans les usages de l’internet, désormais pratiquement à égalité avec les outils de communication comme la messagerie. Selon Comscore Inc.1, pour le seul mois de juin 2008, 11,5 milliards de requêtes ont été soumises par les Américains vers les cinq principaux sites qui se partagent l’essentiel de la recherche d’information en ligne : Google (61,5 %), Yahoo (20,9 %), Microsoft (9,2 %), Ask (4,3 %) et aol (4,1 %). En France, en mai 20082, ce sont 2,9 milliards de requêtes qui ont été soumises par 26 millions d’internautes, soit en moyenne 3,6 recherches par jour, avec une part de 82 % pour Google. Les chiffres donnés par Médiamétrie/Netratings pour le mois de mai 2008 sont proches : selon cette étude3, Google a fait l’objet de 26,6 millions de visiteurs uniques en France. Ces résultats reflètent la banalisation de l’usage des moteurs de recherche dans les pratiques des internautes et soulignent les enjeux sous-jacents en termes de marketing publicitaire. Ils montrent aussi que, si le nombre de moteurs en ligne est considérable4, une très petite partie d’entre eux se partage les faveurs du grand public. Acheter cet ouvrage Stein, M. (2008). Victor Hugo, Notre-Dame de Paris (édition critique). Paris : Garnier-Flammarion, 736 p. Acheter cet ouvrage Bernas, St. & Dakhlia, J. (Dirs.). (2008). Obscène, obscénités. Paris : Éd. L’Harmattan, 256 p. Dans les processus de création gisent les enjeux théoriques de la recherche plurielle en image. Quelles sont les formes modernes de la croyance en l'image et de quelle manière le cinéma, la photographie, l'art-vidéo travaillent-ils sur les frontières de l'expérimentation et des mutations théoriques de l'image? Quels sont les registres de fluctuation, d'intervalle, de crise de la subjectivité dont sont victimes nos regards sur les mutations actuelles de l'image? La chair à l'image est alors un enjeu qui concerne notre lecture des changements de points de vue sur le corps du sujet et le corps de l'image. La moralité publique et la censure ont longtemps servi à flouer le senti et les besoins de la chair. Quel est le sort du senti, du charnel et du plaisir dans un tel gâchis? Est-ce que l'obscène s'apprivoise, se cajole, se séduit, s'amadoue? Est-ce que l'obscène se sexualise ou se découvre comme un interdit fabuleux, une jouissance jamais confisquée? Pour beaucoup, l'obscène est une figure de la gourmandise, le fruit désirable, le passage vers un vertige. Les arts et la pensée contemporains ouvrent à présent des horizons à une politique de transgression sans limites des tabous, dans une culture de l'obscénisation du monde que nous interrogeons dans ce livre. Que ce soit en droit, en philosophie, en art et en littérature, quelles obscénités modernes exhalent encore cette odeur de soufre et de scandale? Ce livre est issu des actes du colloque du même nom organisé par l'Université Paul Verlaine-Metz en 2006. Acheter cet ouvrage Latouche, R. (2008). Lorraine 1918, de l'Armistice à la reconstruction. Nancy : Éd. Place Stanislas, 157 p. Autour du 11 novembre 1918 en Lorraine, l'auteur s'est intéressé aux derniers jours de combat et aux premiers mois de la paix retrouvée avant de poursuivre jusqu'au début des années 1920, au moment où les commémorations ont repris le flambeau et où les premiers touristes déambulent à travers les champs de bataille à la recherche des traces des combats. Durant ces quelques années, la Lorraine a vécu au rythme des événements : la remise des armes et munitions par les troupes allemandes, la libération de Metz et de la Moselle annexée depuis 1871, le retour des réfugiés, l'épuration, le rôle de police des troupes américaines faisant de la Lorraine une sorte de "49e Etat de l'Union", la reconstruction des villes détruites, le ravitaillement. et la mise en ?uvre d'une politique du souvenir et des commémorations. C'est aussi le démarrage du " tourisme militaire " où les familles endeuillées croisent sur les champs de bataille les premiers touristes, le guide bleu à la main. Tous ces moments ont fait l'objet de reportages photographiques et cinématographiques - la plupart inédits - dont l'ouvrage présente une sélection riche en émotion et en curiosités (archives américaines, allemandes, françaises et familiales). Acheter cet ouvrage Mercier, A. (Éd.). (2008). La communication politique. Paris : CNRS Éd., 168 p. Ange ou démon ? Pour les uns, la communication politique est un instrument de manipulation qui influence les foules et prostitue la démocratie. Pour les autres, au contraire, la communication politique est l'unique voie démocratique pour assurer le gouvernement du grand nombre dans des sociétés individualistes de masse. Et si la vérité était ailleurs ? Les études, réunies dans cet ouvrage accessible à tous, permettent à chacun de sortir du prêt-à-penser et de réfléchir aux rapports entre médias, communication politique, identités et politique. Acheter cet ouvrage Laforcade, M. & Meyer, V. (Dirs.). (2008). Les usagers évaluateurs ? Bordeaux : Les éditions hospitalières, 204 p. « L’intrusion » de l’évaluation – équipée d’instruments de plus en plus standardisés – dans les politiques et dynamiques institutionnelles du travail social interroge encore et toujours. Si les usages communs et les appropriations sectorielles de l’évaluation font l’objet de nombreux travaux, la participation effective des usagers – pourtant présentés et promus au « coeur du dispositif »– laisse les professionnels face à une double question fondamentale : quelle place accorde-t-on à la parole d’un usager dans des procédures censées améliorer sa prise en charge ; comment peut-il acquérir une position «reconnue» d’évaluateur ? Les contributions réunies par le Comité scientifique de l’éthique, des pratiques professionnelles et de l’évaluation du GEPSo s’attaquent frontalement à cette question en examinant dans une perspective interdisciplinaire les contraintes et les enjeux d’une prise de parole incluant toutes les formes de communication en institution, et en détaillant plusieurs expériences novatrices dans et par lesquelles l’usager devient acteur « à part entière » des démarches d’évaluation. Acheter cet ouvrage Appel, V., Bando C., Boulanger H., Crenn G., Croissant V. & Toullec B. (Dirs.). (2008). La mise en culture des territoires : nouvelles formes de culture événementielle et initiatives des collectivités locales. Nancy : Presses universitaires de Nancy, 275 p. Les collectivités locales développent désormais de nouvelles stratégies dans le domaine culturel, mobilisant des acteurs divers (institutions, organismes, groupes sociaux…), marquées notamment par la création d’événements culturels d’ampleur aux temporalités variables. Ces institutions sont ainsi initiatrices d’un processus de culturalisation des territoires : engageant à la fois de nouveaux modes de mobilisation des acteurs territoriaux, initiant des rapports d’organisation et de coopération différents, et donnant naissance à des manifestations culturelles atypiques. Les formes d’attachement aux territoires sont ainsi redéfinies par les initiateurs et appropriées par les populations. Quelles transformations apportent ces manifestations culturelles événementielles dans l’organisation et la gestion des politiques culturelles locales ? Leur multiplication ces dernières années modifie-t-elle en profondeur le paysage culturel ? Quel rôle jouent-elles dans la (re)construction d’un territoire ? Quelles sont leurs limites esthétiques, politiques et économiques ? Les éclairages apportés dans cet ouvrage permettent de mieux comprendre et d’analyser ces formes contemporaines de culture événementielle. Acheter cet ouvrage Dakhlia, J. (2008), Politique people. Rosny-sous-Bois : Bréal, 128 p. Dépassant la simple polémique, l'auteur revient sur l'histoire de ce phénomène et le met en perspective avec l'évolution de la médiatisation de la sphère politique à l'étranger, permettant ainsi de mieux comprendre cette " nouvelle " forme de communication dont l'enjeu central est la démocratie. Sommaire : Quelles sont les formes de la peopolisation politique ? / La peopolisation, un phénomène inédit ? / Quels sont les paramètres de la peopolisation politique ? / La peopolisation, un danger pour la démocratie ? / La fin de l' "exception française " ? Acheter cet ouvrage Lowy, V. (2008). Marcel Ophuls. Latresne, Éd. Le bord de l’eau, 270 p Sorti en France en 1971, Le Chagrin et la pitié a provoqué un véritable séisme. En mettant en évidence la complexité des rapports entretenus par les Français avec l'occupant, Marcel Ophuls a balayé la vulgate gaulliste de la résistance généralisée au nazisme qui prévalait jusque-là, y compris chez les historiens. Interdit à la télévision française pendant plus de dix ans, ce film a ouvert la voie à une connaissance de l'histoire plus nuancée, plus critique, plus libre. Mais il faut redécouvrir les autres films d'Ophuls, comme le portrait du tortionnaire nazi Klaus Barbie Hotel Terminus (1988), récompensé par un Oscar, ou Veillées d'armes (1994), document incontournable sur la guerre de Bosnie. Par son sens du spectacle et son goût de la démystification, Marcel Ophuls bouscule les dogmes du film documentaire. Fils d'un génie du cinéma, marqué par l'expérience de l'exil, par la fréquentation des studios d'Hollywood et par son amitié avec François Truffaut, il porte avec lui un rapport fertile à l'image : derrière sa silhouette se lève toute la culture des émigrés de 1933, cette conviction aiguë et pleine d'humour de symboliser, bien malgré soi, la mauvaise conscience de son temps. Acheter cet ouvrage Bouzon, A. & Meyer, V. (Dirs.). (2008). La communication des organisations entre recherche et action. Paris : Éd L'Harmattan, 230 p. L'objectif de cet ouvrage est double : d'une part, (re)situer les débats sur la recherche-action lorsqu'elle est convoquée pour appuyer et/ou comprendre les formes et les intentions d'une communication dite organisationnelle ; d'autre part, saisir les enjeux de pareille démarche au sein des sciences de l'information et de la communication. Ainsi les auteurs détaillent-ils leurs expériences, modes d'analyses et réflexions épistémologiques dans et pour différents terrains. Ils dévoilent leur traduction d'une recherche censée soutenir l'action, en même temps que leurs interrogations sur les choix méthodologiques et les résultats obtenus afin de produire des connaissances intéressant autant la communauté scientifique que des praticiens devenus un temps des chercheurs. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage sont le fruit de travaux menés au sein du groupe Org&Co, groupe d'études en communication des organisations de la Société française des sciences de l'information et de la communication (SFSIC). Acheter cet ouvrage Thiéblemont-Dollet, S. (Dir.). (2008). Art, médiation et interculturalité. Nancy : Presses universitaires de Nancy, 196 p. L'ouvrage s'interroge sur les liens et les articulations entre la médiation, l’art comme objet, lieu, savoir-être, savoir-faire, parcours et histoire, et l’interculturalité. Un vaste programme où les auteur-e-s, de nationalités et de formations différentes, brassent cette triade pour en faire jaillir des spécificités plus originales les unes que les autres. Les onze contributions s’emboîtent et se complètent tout naturellement. Ainsi le lecteur est-il invité à déambuler dans les arcanes des musées et des oeuvres d’art, des vécus des artistes/médiateurs, des scènes de théâtre, du look étudiant, des pratiques interpersonnelles de personnes immigrées venant de différents continents, de contes enfantins dont il n’imaginait sans doute pas la teneur, de la boisson au temps de la conquête du Mexique au 16e siècle, et enfin des souvenirs et réflexions des uns et des Autres. C’est un ouvrage qui est le fruit d’une réflexion conjointe et commune et qui, une fois de plus, s’adresse à toutes celles et ceux qui veulent découvrir ce qui se cache derrière l’interculturalité et qui devrait inciter les étudiants à saisir les occasions qui s’offrent à eux pour aller à la rencontre de l’Autre. Acheter cet ouvrage Fendler, U., Lüsebrink, H.-J. & Vatter, Ch. (Dirs.). (2008). Francophonie et globalisation culturelle. Politique, Médias, Littératures. Frankfurt : IKO, 294 p. Fleury, B. & Walter, J. (Dirs.). (2008). Les médias et le conflit israélo-palestinien. Feux et contre-feux de la critique. Metz : Centre d’études linguistiques des textes et des discours, coll Recherches textuelles, 9, 318 p. Fleury, B. & Walter, J. (Dirs.). (2008). Dynamique des peuples et construction identitaire. Nancy : Presses universitaires de Nancy, 222 p. Acheter cet ouvrage Fleury, B. & Walter, J. (Dirs.) (2008). Qualifier des lieux de détention et de massacre. Nancy : Presses universitaires de Nancy, 342 p. Acheter cet ouvrage |
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